La Gazette

des Comores

Pétrole lampant : Les pompistes pointés du doigt

Pétrole lampant : Les pompistes pointés du doigt © : HZK-LGDC

Depuis le début du mois sacré de ramadan, les fils d’attentes s’intensifient dans les stations-services à la rechercher du pétrole domestique. La situation est telle qu’on serait tenté à parler d’une pénurie. Pourtant, le fournisseur qui est la Société comorienne des hydrocarbures ainsi que des consommateurs ayant découvert le pot-au-rose à force de faire le pied de grue devant les stations, assurent que non. Tout le monde pointe du doigt les pompistes.


Une situation qui n’échappe à personne. Les stations-services sont ces derniers temps prises d’assaut par les citoyens. Le nombre de jerrycans éparpillés aux alentours ne laisse aucun doute quant au pourquoi ils sont là, aussi nombreux. Ces consommateurs sont en quête de pétrole lampant. L’on serait tenté de dire « et rebelote, une pénurie de pétrole ». Seulement, ce n’est plus le cas à en croire plusieurs sources. Beaucoup de consommateurs sont conscients que cette situation désagréable n’est pas due à une pénurie quelconque mais plutôt à un mauvais dispatching de ce produit de première nécessité, du moins aux Comores. « Les pompistes favorisent leurs proches à qui ils vendent des quantités énormes. Ces derniers revendent à des prix exorbitants aux citoyen qui de toute façon n’ont pas vraiment le choix », témoigne un père de famille rencontré dans une station-service au nord de Moroni.

 

Même son de cloche coté Hydrocarbures, unique fournisseur des stations-services. « Il n’y a aucune pénurie. C’est une spéculation des pompistes et leurs clients. Chaque jour on livre la quantité normale aux stations-services. Seulement, les pompistes privilégient leurs amis qui ont parfois plus de 20 jerrycans à remplir », nous dit-on du côté de la SCH. Comme pour être sûre de se faire comprendre, notre source, anonyme, insiste : « Depuis l’arrivée du dernier pétrolier, on n’a pas un problème de pétrole lampant. La preuve en est que chaque jour on livre les quantités normales à toutes les stations-services ». Encore une fois notre interlocuteur pointe du doigt les pompistes qui favoriseraient leurs proches. « Chacun veut en acheter plusieurs litres pour aller revendre un peu cher dans son village en faisant croire qu’il y a pénurie. C’est ça la seule explication à cette situation ».

 

Peut-être que des dénonciations auprès de la police pourrait, on l’espère, dissuader ces pompistes indélicats qui pénalisent le pays tout entier.

 

Nassuf Ben Amad


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