La campagne annuelle de repos biologique du poulpe a été officiellement lancée à Nioumachoi et Miremani, dans la région de Mledjélé. Cette initiative, portée par le Parc National de Mohéli et ses partenaires, vise à régénérer les stocks marins et à encourager une pêche durable, au profit des communautés côtières.
Comme chaque année, la mer de Mohéli entre dans une période de repos. Le week-end dernier, les localités de Nioumachoi et Miremani, dans la région de Mledjélé, ont donné le coup d’envoi officiel du repos biologique du poulpe, une mesure qui interdit temporairement la pêche de ce mollusque très prisé sur les côtes comoriennes. Instaurée pour une durée de trois mois, cette fermeture vise à permettre la reconstitution naturelle des stocks de poulpes, une espèce soumise à une forte pression de pêche. Elle s’inscrit dans le cadre de la cogestion durable des ressources halieutiques, en associant étroitement les pêcheurs, les autorités et les partenaires techniques.
L’événement, organisé par le Parc National de Mohéli (PNM) en collaboration avec l’Association de Gestion du Poulpe de Miremani, le projet FSRP, l’ONG Wandzani Wazi Mbwedza et la Direction Régionale de la Pêche, a rassemblé de nombreux acteurs. Étaient présents des représentants du Gouvernorat de Mohéli, du Bureau exécutif du PNM, de l’Armée nationale, du Réseau National des aires protégées ainsi que du partenaire Noé. Cette mobilisation collective témoigne d’un engagement commun en faveur de la conservation marine. Elle vient consolider plusieurs années d’efforts pour protéger les écosystèmes fragiles de l’île, tout en garantissant la pérennité des moyens de subsistance des pêcheurs.
Pour les organisateurs, cette démarche illustre parfaitement le modèle mohélien de gestion participative. « Par cette initiative, Mohéli confirme une fois de plus son rôle de modèle en matière de gestion durable des ressources naturelles de l’archipel », a déclaré l’un des responsables du Parc national de Mohéli. À travers cette fermeture temporaire, les acteurs de la pêche locale espèrent voir, d’ici quelques mois, les poulpes revenir plus nombreux et plus gros, signe tangible qu’un équilibre entre préservation et production est possible lorsque la nature bénéficie d’un temps de repos.
Riwad
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