La Gazette

des Comores

Quand les jeunes tiennent le Coran par amour, à Salami ya Uzini

Quand les jeunes tiennent le Coran par amour, à Salami ya Uzini © : HZK-LGDC

L’apprentissage du Saint Coran à Salamani ya Uzini à Anjouan n’est pas une affaire facile.  Dans des écoles coraniques traditionnelles, les apprentis s’installent par terre pour mémoriser le Livre-Saint.  


Le village de Salamani ya Uzini est situé à 5 kilomètres de Domoni, au nord de l’ile d’Anjouan, dans la commune de Ngadzalé. Ce petit village est réputé pour ses jeunes qui mémorisent le Saint Coran. Et ce village compte beaucoup de jeunes qui font la fierté de la région aux quatre coins du pays et même en Afrique, malgré sa pauvreté pour ce qu’ils font. Toutefois, ce lieu manque presque de tout, comme les écoles coraniques de l’île. Foundi Hayna, la cinquantaine, dans son école coranique traditionnelle, accueille plus de deux cents  élèves, toutes générations confondues et s’installent par terre et tiennent le Livre Saint entre les mains.

 

« Cette école est née il y a des années. J’ai partagé ma demeure pour enseigner le Coran. Nous traversons des moments très difficiles en période pluvieuse », souligne Foundi Hayna. Les conditions d’hygiène ne sont pas réunies, heureusement que le courage des parents y est permanant. Une douleur partagée avec un des maitres coraniques qui viennent bénévolement l’aider tous les jours. « Vous savez tous que les écoles coraniques, n’ont pas de subvention mais on fait avec les moyens du bord et parfois rien. Mais on ne peut pas baisser les bras. On est dans l’obligation d’enseigner à nos enfant », indique-t-elle.

 

Dans ces conditions, Oustadh Harouna Abdallah, un sortant de l’Université des Comores, site Imam Chafiou à Moroni, responsable de la grammaire et la langue arabe dans cette école lance un appel à l’aide pour au moins avoir un lieu propre et accessible durant la saison pluvieuse. « Tous les enseignants de cette école coranique travaillent pour l’amour de Dieu et pour la valorisation du Saint Coran », avant d’ajouter que « Dieu nous a ordonné d’enseigner ce qu’on a appris à nos petits frères et sœurs. Et c’est ce qu’on fait aujourd’hui, c’est pourquoi nous appelons à l’aide pour que ces jeunes puissent apprendre dans des bonnes conditions ».  Ce dernier s’appuie-t-il sur l’enseignement coranique qui place l’être humain au plus haut rang de celui ou celle qui a appris et transmis les enseignements du Coran.

Tasmine, une fillette de 13 ans vêtue d’une hidjab noire avec son châle blanc, voit en cette école coranique, un bon début pour son apprentissage. « Venir ici et s’asseoir par terre et apprendre le Saint Coran, c’est la meilleure des choses. Nous allons tout faire pour ne pas décevoir nos parents », dit-elle. Il faut noter qu’à Salamani ya Uzini, il y a aussi une école coranique rénovée, la Madrassat Al-Hudda. Elle est composée de douze classes pour l’apprentissage du Coran. Cette école dirigée par Oustadh Ahamada Ibrahim est créé en 1983 a été rénovée depuis cinq ans.

Nabil Jaffar

 


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