Dans les deux marchés de la capitale, les produits de première nécessite se vendent à des prix flexibles. Cependant les mesures de distanciation sociale et le port de masque sont moins respectés dans ces lieux à forte fréquentation.
A la première décade du ramadan, les marchés de la capitale restent moins peuplés que d'habitude. La population marchande subit les impacts du coronavirus. Pour alléger la vie quotidienne des citoyens surtout en cette période de jeûne, le gouvernement avait ordonné la baisse des prix des produits de première nécessité. Des mesures qui, généralement peinent à devenir concrètes.
Dans les marchés toutefois certains produits se vendent plus au moins à des prix abordables malgré la grogne. Pour la banane verte, deux grappes se vendent à 1000 fc alors qu'auparavant il fallait entre 1250 FC e1500 FC pour une seule. Quant aux taros et patates, les vendeurs discutent entre 2000 fc et 1500 fc. « Nous ne pouvons pas être durs sur le marché. Nous traversons une période difficile caractérisée par une crise sanitaire. Beaucoup d'activités sont à l’arrêt. Il n'y a pas d'argent et on veut manger », réalise une vendeuse de taros, comme quoi à un moment donné on peut se passer des intérêts pécuniaires quand le social l’exige.
La position de cette vendeuse ne fait pas l'unanimité, mais la plupart de ses collègues allègent les prix pour aider les comoriens à passer un bon ramadan. Pour les produits carnés tels que la viande et les ailes, ils se vendent à des prix variés. Pour le poisson, aucun changement de prix n'est à remarquer et ce, dans les deux marchés.
Malgré la présence des forces de police dans ces lieux publics à forte fréquention, les mesures de distanciation sociales et le port des masques sont le cadet des soucis des vendeurs. Pour eux, les mesures de barrière contre le covide-19 provoquent la crainte. « Porter un masque pendant des heures, je risque de m'étouffer car j'ai des problèmes respiratoires. Je dois respirer librement. Si un autre moyen n'existe pas que de porter un masque, mieux vaut mourir du coronavirus plutôt que de me suicider », feint de se raisonner un inconscient qui n’est qu’un cas isolé parmi d’autres.
Kamal Gamal
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