En ce 24e jour du mois de ramadan, la capitale est déjà prise d’assaut par les commerçants ambulants pour écouler leurs derniers stocks avant la fête de l’Eid Elfitr. Depuis l'ancienne station Filing en passant par le quartier Magoudjou jusqu'au marché Volovolo, on ne fait pas trois pas sans croiser un commerçant avec son business. Le soir, c’est une autre ambiance.
Comme à l’accoutumé, vers la fin du ramadan, tout le monde descend à Moroni pour préparer l’Aid El Fitr. On aperçoit toute sorte de marchandises, surtout les habits. Des boubous de femme, homme, bonnet, sandales, chaussures et autres produits de décoration intérieurs sont étalés le long des trottoirs. Malgré un soleil accablant, l'ambiance est au rendez-vous en ce 24e jour de ramadan. Hommes, femmes et enfants font les va et vient pour pouvoir dénicher la bonne affaire. Et la plupart des gens ont choisi de marcher au lieu de prendre un taxi à cause des embouteillages.
Avec un sac à dos, Abdou Salim montre qu'il était dans un taxi mais il a préféré descendre pour gagner du temps. « J'étais dans un taxi, on a mis 1 heure de temps sans bouger. J’ai décidé alors de descendre et marcher, en plus je cherche des sandales pour mon père. C'est toujours comme ça, pour moi. J'achète mes trucs de l'Aid au milieu de ramadan. Car on trouve des articles moins chers. Mais les derniers jours, les prix remontent comme pas possible », explique-t-il.
Arrivée à Magoudjou, une femme la trentaine est à la recherche des boubous pour ses enfants. Mais selon elle, ils ne sont pas accessibles. « Je suis venue chercher des boubous pour mes deux enfants, mais c'est trop cher. Un boubou à 12 500 FC, ce n’est pas à ma portée. Je vais circuler un peu pour voir si je peux trouver un peu moins cher », indique-t-elle, devant ses deux enfants. Toutefois, elle a pu acheter quelques trucs. « J'ai pu acheter des chaussures et si je ne trouve pas des boubous à un prix abordable tant pis. Ils vont remettre ceux de l'année dernière. Sinon j'achèterai des pantalons et des chemises », poursuit-il. A Volo-Volo, c’est toute la route qui a été fermée aux véhicules. Si on arrive à acheter quelque choses, on doit le transporter jusqu’au rond point d’Ambassadeur pour tenter de trouver un taxi.
Le soir, c’est une autre ambiance. Avec ses lumières, la capitale obtient une deuxième journée. Tant la population est nombreuse à se déplacer. Toutefois, ils disent que les produits sont difficilement accessibles. « Il y a des articles mais ils sont chers », avance Salima Mohamed. Selon elle, ce sont des rares personnes qui ont pu acheter quelque chose. La flambée des prix touche visiblement tous les articles et pas seulement les denrées alimentaires, ce qui complique la situation de nombreuses familles qui ont du mal à joindre les deux bouts.
Nassuf Ben Amad
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