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des Comores

Ramadan La baisse des prix des denrées se fait attendre

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Ramadan  La baisse des prix des denrées se fait attendre © : HZK-LGDC

Depuis l’arrivée du mois sacré de ramadan, les prix des produits de première nécessité sont plafonnés. Cette situation présente dans les marchés publics ridiculise la mesure gouvernementale d’alléger les inquiétudes des consommateurs avec une enveloppe financière permettant aux opérateurs économiques d’importer et vendre les denrées alimentaires à des prix accessibles.


Malgré les mesures mises en place pour alléger le fardeau du quotidien des comoriens en ce mois sacré de ramadan, force est de constater que les prix des produits de première nécessité ont explosé dans les marchés. Le prix du pain (la baguette) a augmenté de 25 à 50 KMF du prix habituel dans les boulangeries. On parle d’une pénurie de farine. Le kilo d’ailes de poulet acheté auparavant à 1250 KMF se vent à 1350 KMF. Le kilo de cuisse de poulet atteint 2000 KMF. En ce qui concerne le thon blanc passe de 3000 KMF le kilo à 4000 KMF et pour couronner le tout, la viande congelée coûte 3300 KMF contre 3000 KMF, n’en parlons plus de la viande fraîche.

Les commerçants pointent du doigt la crise énergétique, à l’origine de cette flambée car certains vendeurs utilisent des groupes électrogènes pour conserver les produits. « Si les prix restent aussi élevés, cela ne va pas nous faciliter le Ramadan », confie Halima Abdou, mère de famille rencontrée dans un mini marché de la capitale. Rappelons que le protocole conclu entre la Douane, la Chambre de Commerce ainsi que la direction du Commerce avait pour objectif d’assurer la stabilité des prix et éviter toute flambée en cette période de forte consommation. Malheureusement dans les marchés la réalité est loin des objectifs affichés.

A en croire les réactions des consommateurs, les mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement n’ont aucun impact. Peu de citoyens arrivent à remplir leur panier de ménagère après un passage au marché. « Les fonds (6 milliards KMF) mis à la disposition des commerçants visent à garantir une disponibilité des denrées alimentaires de base pendant le mois sacré de ramadan » avait déclaré Nour El-Fath Azali, secrétaire général du gouvernement lors d’une conférence de presse organisée la veille du ramadan. Selon, lui les autorités souhaitent une augmentation de l’offre pour assurer une baisse mécanique des prix dans les marchés. Mais leurs effets ne sont pas encore visibles sur le terrain.

Kamal Gamal 


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