La Gazette

des Comores

Reprise des cours, mais les problèmes demeurent

Reprise des cours, mais les problèmes demeurent © : HZK-LGDC

Les cours ont repris à l’institut universitaire de technologies (IUT) depuis lundi, après des semaines d’arrêt. Mais les problèmes demeurent les mêmes. La médiation menée in extrémis par le secrétaire général du gouvernement a permis toutefois de sauver les apparences entre des enseignants décidés à se faire entendre et une administration centrale inflexible dans sa décision.


Enseignants et étudiants ont depuis lundi regagné les classes de l’institut universitaire de technologies grâce à une médiation du secrétaire général du gouvernement. Une médiation qui a permis une sortie de crise, bien qu’au fond, les problèmes restent les mêmes – sureffectif – incorporation dans la liste définitive des étudiants recalés au concours national d’entrée à l’institut – condition de travail minima.

Contacté au téléphone par La Gazette des Comores, le directeur de l’IUT Amed Bacar affirme la reprise des cours qui résulte d’un processus qui les a conduit au secrétariat général du gouvernorat où un compromis a été retrouvé. A l’entendre le cri de détresse des enseignants de l’institut a été entendu au-delà du seul ministère de l’éducation nationale et de l’administration centrale de l’université des Comores. Car la question de la dérogation du ministère de l’éducation à l’origine de la grogne des enseignants, la capacité d’accueil et les conditions d’encadrement a été introduite en conseil des ministres.

Une victoire à la Pyrrhus pour l’UIT qui réellement cède sur tous les fronts – maintien de la liste dérogatoire du ministère de l’éducation nationale – faible capacité d’accueil non résolu – manque des moyens.  « Nous avons trouvé des solutions palliatives pour pouvoir reprendre les cours. Nous avons demandé à ce qu’on nous mette à disposition des salles pouvant accueillir  les effectifs. Encore une fois, nous sommes conscients que ce n’est pas seulement une question de capacité d’accueil. Si c’est le cas, on l’aurait en partie résolue avec la salle de 240 places dont le chantier est freiné faute des moyens », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « vous n’êtes pas sans savoir que l’IUT a une vocation professionnelle. La maitrise des effectifs est donc nécessaire pour pouvoir mieux assurer les travaux dirigés dans les meilleures conditions. Le sureffectif et les manques des moyens risquent de tirer vers le bas la qualité de l’enseignement. »

Pour cette année universitaire, l’IUT compte un effectif total de 358 étudiants uniquement en première pour une capacité d’accueil de 280 places assises. La liste dérogatoire du ministère de l’éducation nationale de 187 étudiants fait bondir l’effectif. De 358 étudiants admis en première année, ils ont passé à 545 étudiants. Un sureffectif qui engendre des fois des bagarres entre étudiants.

Maoulida Mbaé

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.