La Gazette

des Comores

Reprise des cours dès ce lundi

Reprise des cours dès ce lundi © : HZK-LGDC

Environ 89 000 élèves devront reprendre le chemin de l’école à partir de ce 14 septembre et ce jusqu’au 23 octobre prochain. Cette session va permettre aux élèves du primaire, du collège et du lycée de finir et de valider l’année scolaire en cours pour pouvoir débuter celle de 2020-2021, dont la rentrée est prévue pour le 15 novembre.


Encore 9 jours accordés aux élève (hormis celles et ceux des classes d’examen) pour finir l’année scolaire. Tous les cours préparatoires et élémentaires (CP et CE) devront reprendre ce lundi avec ceux du collège (6e 5e 4e) et du lycée (2nd et 1er) dans le but d’achever et valider à leur tour l’année scolaire 2019-2020. Cela doit se faire avec le respect strict des mesures barrières contre la covid-19.

 

Lors d’une conférence de presse tenue samedi dernier, le ministre de l’Éducation nationale reconnaît les efforts fournis par l’ensemble des responsables éducatifs pour le bon déroulement de la reprise des cours du 1er juillet au 11 août, après une période d’interruption pour cause de coronavirus. Il n’a pas non plus manqué d’éloges sur l’organisation des examens nationaux et a exhorté les élèves à multiplier les efforts pour la reprise qui s’effectue à partir d’aujourd’hui 14 septembre.

 

« Le ministère de l’éducation devait prendre cette initiative pour éviter une régression du niveau des élèves qui ne sont pas en classes d’examen après être restés inactifs pendant longtemps », a lancé Moindjie Mohamed Moussa, le ministre. Ce dernier prévient que la reprise actuelle des cours est totalement différente des salles d’examen. Il annonce en effet que des responsables de l’inspection générale seront sur le terrain au niveau de leur CIPR pour des raisons pédagogiques (analyses des niveaux). Une autre équipe sera déployée sur le terrain pour veiller à l’application des mesures contre le coronavirus.

 

Cette occasion a permis également au ministre de mettre en lumière la question de la série A2. Selon lui, le ministère n’est pas en train de supprimer cette série mais plutôt de l’harmoniser. « Il s’agit de revoir la loi d’orientation de 1994. Procéder à sa suspension demanderait l’approbation des législateurs et la validation du gouvernement », a-t-il tenu à clarifier, regrettant au passage les propagandes à ce sujet. Pour plus d’éclaircissement, la loi de 1994 permet aux élèves de faire des choix en seconde (soit 2nd A soit 2nd c). Et pourtant à ce niveau, considère le ministère, l’élève vient de changer de cycle.

 

« Il est préférable que tous les élèves fassent de la seconde générale avant de faire leur choix en première », recommande le ministre. Moindjie a montré aussi que l’idée d’introduire l’enseignement de la religion dans les préscolaires (Maternelles) et le Shikomori dans les classes supérieures était toujours en cours, même si cela, a-t-il rajouté ironiquement, « ne plaira nullement à certains protagonistes de l’enseignement ».

 

Par ailleurs le gouvernement a pris l’initiative de mettre en application l’enseignement en ligne à travers une plateforme appelée « Yatim » pour permettre aux étudiants en première et deuxième année de suivre les cours à distance. « Quelques membres du ministère de l’éduction nationale procéderont à des formations techniques pour les étudiants et les enseignants quant à l’utilisation de la plateforme », conclut le ministre tout en priant aux étudiants d’avoir un ordinateur et surtout de savoir s’en servir.

 

Kamal Gamal

 


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