L’entreprise française plie bagages alors que le pays souhaite lancer d’importants travaux de réhabilitation du réseau routier national. A la direction générale des routes, Said Oussein annonce que le gouvernement a déjà lancé un appel d’offres pour le tronçon Moroni-Panda-Foumbouni au sud de Ngazidja.
Après avoir réalisé des routes à Ngazidja et à Anjouan, la société Eiffage décide de plier bagage. Déjà choisie pour finir le tronçon Moroni-Mitsoudje-Foumbouni, la société ouvre la porte à d’autres sociétés pour obtenir des marchés. Et à la direction des routes, on annonce que le gouvernement a déjà lancé un appel d’offre pour ce tronçon. « L'entreprise française Eiffage décide de pilier bagages. Elle n'a pas pu s'entendre avec le gouvernement comorien sur l'accord du marché de la RN2 Mitsudje-Panda- Foumbouni. Le gouvernement a déjà lancé un appel d'offres pour cette deuxième tranche. Et pas mal de sociétés se sont déjà positionnées pour obtenir le marché », indique le directeur général des routes, Said Ousseine.
Le gouvernement comorien et l’entreprise française n’ont pas pu s’entendre au sujet du marché des travaux Mitsoudje-Panda. Le premier n’a pas cédé sur le montant initial alors que le second souhaitait un avenant financier qui réviserait le montant à la hausse. Le directeur général des routes montre aussi que le départ de la société française n'impacte pas nos programmes. « Il y a d’autres sociétés et comme je vous l’ai déjà dit se sont déjà positionnées. Donc, il ne se posera aucun souci sur la continuité des travaux », rassure-t-il.
En termes de contrat, l’entreprise Eiffage a réalisé la tranche ferme. « Le contrat avec l'Eiffage pour la réhabilitation des routes financé par la BAD a été composé de deux tranches : une tranche ferme et tranche conditionnelle. La première comprend Moron-Mitsoudje de la RN2 et Sima-Moya RN23. Aujourd'hui, Eiffage a réalisé la tranche ferme, dans sa totalité dont nous avons fait la réception provisoire. Après un an du délai de garantie, on va faire une réception définitive. Sachant qu’on émet déjà des réserves avant la réception définitive », explique-t-il, avant d’ajouter que « concernant la tranche conditionnelle de Mitsoudje-Panda-Fumbouni, on n'a pas eu un consensus malheureusement ».
De son côté, le directeur des travaux pour Eiffage David Gautier explique qu'il est question de procédure qui a eu lieu dans le cadre de notre contrat. « Nous n'avons malheureusement pas eu un terrain d’entente. Le fait de s'en aller, c’est décidé depuis notre siège à Paris. On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve. C'est possible de revenir ici un jour, pour des multiples chantiers », dit-il.
Pour rappel, le gouvernement vise trois chantiers urgents à raison d’un par île. A Ngazidja, les regards sont braqués sur la Rn2 (Moroni-Foumbuni). Après le tronçon Moroni-Mitsoudje, les autorités ciblent l’axe Mitsoudje-Panda-Foumbuni (38km) sous financement de la Banque africaine de développement (Bad). A Ndzouani, l’on évoque l’axe Mutsamudu-Sima-Bugweni-Sima-Bimbini (30 km) qui sera financé par le Fonds saoudien de développement (Fsd). A Mwali, on parle de la route Wanani-Nyumachuwa (12km) sous financement de la République populaire de Chine.
Les travaux d’infrastructures routières aux Comores sont en grande partie assurés par la société chinoise China Geo-Engineering Corporation (Cgc). L’entreprise française, Eiffage, sur le départ laisse à la société chinoise des marges importantes pour rafler les marchés des routes.
Nassuf Ben Amad
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