Un nouveau partenariat est engagé entre l’Union des Comores et le Système des Nations Unies. Ce dernier permettra aux organismes onusiens d'accompagner le gouvernement dans la réalisation du plan Comores Émergent (PCE) en tant que partenaire financier des objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2022-2026.
C'était le 4 mars dernier que le premier comité de pilotage du cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable s'est réuni pour présenter et valider les plans de travail consistant à mettre en œuvre les objectifs du Plan Comores Émergents (PCE). Lors de cette rencontre, le ministre des affaires étrangères Dhoihir Dhoulkamal a estimé que le SNU et l'Union des Comores passent d'une phase de développement à une phase de partenariat permettant au SNU d'appuyer le pays à atteindre les objectifs du développement durable en tant que partenaire. « Ce nouveau cadre de coopération se veut un instrument de planification stratégique en appui à l'implémentation à l'agenda 2030 en s'appuyant principalement à la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) et s'articule autour de quatre piliers à savoir la planète, la prospérité, le peuple et la paix. A sa première année de mise en œuvre, l'UNSDCF sera doté d'une part, d'un cadre de financement, incluant un plan de financement pluriannuel et une stratégie de mobilisation des ressources, et d'autre part d'un plan de travail annuel pour chacun des quatre groupes de résultats », avance-t-il.
C'est dans ce sens que le coordinateur résident du Système des Nations Unies François Batalingaya a précisé que les organismes onusiens ne peuvent que contribuer pour permettre au gouvernement d'atteindre les objectifs du Plan Comores Émergents. « Cette année nous avons déjà mobilisé 24 millions de dollars au minimum. Ce qui veut dire que cette contribution peut augmenter au cours de l'année. Mais les organismes des Nations unies veulent mobiliser 130 millions de dollars pour les années à venir », dit-il, avant d’ajouter que « le défi est majeur si bien que l'UNSDCF demande l'implication de toutes les parties prenantes, des acteurs nationaux et internationaux ainsi que l'organisation de la société civile, en considérant que les enjeux mondiaux liés aux changements climatiques, les problèmes migratoires et environnementaux, la lutte contre la pauvreté sans pour autant mettre du côté la crise de Covid-19, exigent des partenariats solides pour pouvoir faire face ».
De son côté, Mariame Sylla, représente de l'Unicef a saisi l'occasion pour montrer que le SNU ne cesse de financer la mise en œuvre des projets de développement des Comores. « Le plus important dans un développement, c'est le capital humain. Ainsi on finance pour bâtir et promouvoir une éducation de base. C'est-à-dire appuyer un enseignement solide dans les primaires depuis les classes préscolaires jusqu'au cours moyen. Mais nous appuyons également la santé. C'est dans le besoin d'avoir un système résilient capable de nous permettre de résister en cas de pandémie telle que la covid-19 », souligne-t-elle. Sur cette entente, le ministre des affaires étrangères a rappelé l'importance d'appliquer cette nouvelle stratégie du cadre de coopération entre le SNU et les Comores pour l'atteinte des objectifs du développement durable à l'horizon 2030 avec le slogan « Unis dans l'action ».
Kamal Gamal
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