Pour protéger l’environnement, un atelier de concertation sur les enjeux liés aux feux de brousse a réuni les ulémas et les magistrats hier lundi 23 septembre. L’objectif était de trouver une solution adéquate pour lutter contre les incendies de foret volontaires qui ravagent les cultures vivrières et la végétation dans les régions de Ngazidja. Des sanctions sont réservées aux incendiaires en flagrant délit.
Les Centres Ruraux de Développement Economique (CRDE) de Diboini Hamlengo et Sidjou Dimani avec l’appui du projet Résilience des Comores aux risques des catastrophes liés au changement climatique (RRC/PNUD) à travers le ministère de la justice ont organisé hier une rencontre pour sensibiliser les ulémas et les magistrats sur les dangers liés aux feux de bourse. Dernièrement, les CRDE avec le RRC du programme des Nations Unies ont planté une bonne quantité d’Ylang-ylang et d’autres cultures vivrières dans des vastes terrains laissés en jachère. De bougre, cette production a été avalée par les flammes. « Beaucoup de familles comoriennes ont perdu leurs biens et leur avenir au passage de ce feu. En provoquant des feux de bourse, cela a un impact au niveau de l’agriculture », avance Fénela Frost, la représentante du PNUD en Union des Comores.
Cette diplomate onusienne a profité de cette occasion pour parler des jeunes mobilisés pour le défi du changement climatique à l’ONU. « Nous avons tous le devoir de protéger l’environnement pour préserver notre avenir » avant d’ajouter que « le PNUD est content non seulement de travailler auprès du gouvernement comorien mais également auprès des agriculteurs comoriens en vue de trouver une solution contre les feux de brousse ».
Convié à cette rencontre, le ministre de la justice ne compte pas baisser les bras. Mohamed Houssein demande aux juges de considérer ces incendiaires comme des ennemis de la Nation. « On ne peut pas rester la bras croisés. Le fait de voir les uns faire des efforts pour satisfaire le besoin étatique et familial dans le domaine agricole et voir d’autres les détruire. Il faut que ces criminels subissent désormais des corrections sévères, lance-t-il. Les Ulémas vous avez le devoir de sensibiliser la population sur cette problématique conformément à la religion ».
Selon le ministre, pour protéger l’environnement, il est désormais un devoir patriotique d’aller dénoncer aux institutions policières ou judiciaires, toute personne osant faire des feux de brousse. Pour rappel la même réunion s’est tenue la semaine dernière à Ntsoudjini. Mais celle d’hier tenait à valider les mesures à mettre en place pour lutter contre le phénomène et protéger l’environnement.
Kamal Gamal
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