La diaspora de Salimani prête main forte aux travaux d'assainissement de cette localité de la région de Hambou. Un représentant est même dépêché sur place. Dans ses valises, les fonds nécessaires destinés à la finition des travaux de réfection de la route principale financée sur fonds propres.
« Tout est bien qui finit bien », cet adage est d'actualité, dans le cadre de la réhabilitation de la route principale de Salimani ya Hambou. La diaspora met la main à la poche pour la réfection de ce tronçon de quelques 1,5 km de route, devenu ces derniers temps impraticable. Ali Ismaila, membre de la diaspora de cette localité du sud de Ngazidja a été dépêché sur place avec les fonds nécessaires destinés à la finition des travaux.
« La diaspora de Salimani dans son ensemble, m'a commissionné pour venir compléter le financement des travaux. Je rassure que j'ai amené les fonds suffisants pour la finition des travaux », a déclaré Ali Ismaila, accueilli en grande pompe dès son arrivée à l'aéroport jusqu'à la place publique de la localité. M. Isamaila ne cache pas sa joie pour l'accueil chaleureux qu'on lui a réservé.
« Depuis avril dernier, Salimani est un et indivisible, lance-t-il, une voie de réconciliation qui a permis d’engranger ce financement qu'on m'a chargé aujourd'hui de vous remettre pour la finition de notre route », a-t-il fait savoir. La réconciliation, c'est ce qui semble capter l'intention de Mohamed Ali Ipvessi dans son mot de bienvenue. Ce notable de son État qui a profité de l'occasion pour louer l'implication de la jeunesse de Salimani pour les travaux d'assainissement engagés. « On était confiant que les travaux de réhabilitation de notre route ne sauront finir sans que la diaspora ne puisse intervenir. C'est donc, une fierté pour nous », a-t-il fait savoir.
Aboubacar Assoumani quand à lui, insiste dans son intervention sur l'apport des ressortissants de cette localité pour le développement local. Ce membre du comité de pilotage appelle les autorités étatiques à faire de même. « La route n'a jamais connu la moindre réhabilitation depuis l’époque du président Djohar (1990-1995). Et ce n'est pas faute de sollicitation auprès des autorités distinctives » rappelle Ahamada Mbaé Ibouroi. Et d'ajouter : « nous estimons que nous sommes parmi les localités qui contribuent beaucoup à l'État. Pour la simple raison que nous sommes un village côtier. Salimani est parmi les sept villages réputés pour leurs activités de pêche. Mais aussi du point de vue touristique avec les vestiges historiques de la société Bambao de l'époque coloniale ».
Cet autre membre du comité de pilotage explique comment son village est arrivé à lever des fonds pour le commencement des travaux. « Il y a déjà un an que le projet est mis en œuvre. Nous avons organisé un Majliss tout comme ceux qui sont à l’extérieur pour une collecte de fonds. Après avoir mobilisé les fonds ici aux Comores, nous avons informé ceux qui sont à l'extérieur que nous allons commencer les travaux de réhabilitation », a-t-il rappelé, indiquant que 800 mètres sont déjà asphaltés, sur un tronçon de 1,5 km et qu'il reste pratiquement 600 m pour achever le chantier.
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC