Les travaux de construction du Centre hospitalier universitaire (CHU) El-maarouf ne sont pas épargnés par la crise mondiale de coronavirus et ses corollaires. L’échéance 2022 pourrait être prolongée.
Malgré la crise sanitaire qui a fortement déstabilisé le monde entier et la Chine en particulier, l’entreprise chinoise en charge de la construction du Centre hospitalier universitaire met les bouchées doubles pour être au rendez-vous en 2022. Les travaux évoluent à tel point que Nicolas M’madi Taki, directeur d’El-maarouf, se dit optimiste. « Cette maladie bouleverse les tendances. Mais il faut rassurer que le chantier évolue à tout prix. Mais étant prudent je ne peux confirmer une réhabilitation totale de l’hôpital d’ici 2022 », nous confie-t-il.
L’impatience de voir un centre hospitalier flambant neuf sortir de terre saisit le patron des lieux. « L’objectif n’est pas uniquement de rebâtir l’hôpital mais de créer un centre hospitalier universitaire (CHU). Sur cette otique, un bon nombre de médecins sont en formation à l’étranger pour revenir en tant que spécialistes dans le pays », devait rappeler notre interlocuteur.
Non seulement le coronavirus impacte le chantier, mais l’entrée du virus dans le pays a provoqué une baisse du taux des consultations à l’hôpital. Ces derniers mois, le taux de passage est passé de 50% à 20%. Pour M. Nicolas, les risques d’attraper une maladie dans les milieux hospitaliers sont courants. « C’est pour en effet permettre à la population de se réconcilier avec l’El-Maarouf que nous hospitalisons les malades du coronavirus à Samba », indique pour sa part le médiateur de l’hôpital, Mahamoud Abdallah.
Concernant la gestion de la crise dans le pays, l’infirmier diplômé d’Etat, Saïd Mohamed, dénonce une psychose « semée par les blancs ». Selon celui qui s’occupe matin et soir des patients contaminés, « la gravité d’une maladie s’explique par le nombre de décès et non par le nombre de contaminations », dit-il. Pour lui, si la covid-19 avait éclaté en Afrique, « le monde n’allait pas être traumatisé », se référant en guise d’exemple, au virus Ebola qui serait plus dangereux que le coronavirus. Sans doute un complexe parmi tant d’autres.
Kamal Gamal
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