Ce mardi 12 avril, a eu lieu la à Moroni la 5ème réunion du comité de pilotage du projet RRC. Un projet qui été mis en place depuis 2018, pour prendre fin l’année prochaine. Mais les échanges laissent entendre que c’est la dernière réunion du comité, car le projet a pu réaliser presque le programme qui été établi sur le plan institutionnel, juridique, et en matière de renforcement de capacités. C’était aussi l’opportunité de mettre en place un plan de cette année.
Le ministère de l’intérieur, la direction de la sécurité civile et le Système des Nations Unies aux Comores ont tenu la 5ème réunion du comité de pilotage du projet « Renforcement de la Résilience des Comores aux risques des catastrophes liés au changement climatique (RRC) ». Etant pays vulnérable au changement climatique, le comité attend renforcer cette résilience.
« Je voudrais saluer et remercier le PNUD pour l’appui fourni à la direction générale de la sécurité civile pour la mise en œuvre de ce projet qui constitue une réponse directe et positive, dans le cadre du renforcement des capacités d’adaptation de la population comorienne, pour gérer les risques de catastrophes actuels et réduire la vulnérabilité au changement climatique. Malgré un contexte sanitaire difficile, le projet RRC a enregistré des avancées considérables durant l’année 2021 », montre le ministre de l’intérieur, Fakridine Mahamoud.
Sur le plan institutionnel et juridique, le projet a permis de construire les bâtiments flambant neufs devant abriter la direction générale de la sécurité civile et des directions régionales. L’inauguration de ces infrastructures est prévue avant la fin de ce trimestre. Ce programme a permis également l’élaboration, l’adoption et la promulgation par le président de l’Union de loi portant statut particulier des personnels de la sécurité civile. Et en matière de renforcement de capacité, il a aussi permis de disposer de quinze jeunes spécialistes en gestion des risques de catastrophes, diplômés à travers le master professionnel en gestion des risques de catastrophes face aux changements climatiques mis en place à l’université des Comores.
« Pour cette année 2022, dernière année de mise en œuvre des activités phares du projet, la direction de la sécurité civile souhaite renforcer le cadre juridique et institutionnel à travers l’élaboration d’un texte législatif et réglementaire pour la gestion des risques de catastrophes aux Comores, d’une stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes et des plans de contingence au niveau des îles », dit-il.
De son côté, Youssouf Mbechezi, au nom de la représentante Résident du Pnud se réjouit de constater qu’à la dernière année du projet, la plupart des résultats escomptés sont atteints. Il a cité le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de la DGSC pour la préparation et la réponse aux situations d’urgence, avec la construction de nouvelles infrastructures, l’acquisition d’équipements spécialisés pour les sapeurs pompiers composés de 9979 articles, la fourniture de 56 radios portatives VHF et 37 bases pour faciliter la communication des équipes sur le terrain ainsi que la formation technique du personnel, notamment sur le secours à personnes et l’utilisation du matériel d’urgence. Il y a aussi le renforcement des capacités techniques et technologique de la direction technique de la météorologie (DTM), pour la surveillance des aléas hydrométéorologiques, à travers l’installation de 5 stations automatiques et la formation en techniciens supérieurs en hydrologie de 13 agents de la DTM à l’école nationale d’enseignement de l’aéronautique et de la météorologie de Madagascar.
Il a été mentionné également l’élaboration d’une cartographie des risques liés aux inondations et aux glissements de terrain, l’opérationnalisation du système d’alerte précoce pour les aléas hydro météorologiques et volcaniques, le renforcement des capacités de surveillance des activités volcaniques et sismiques, à travers l’installation de 10 stations sismiques sur les trois îles, d’une station Co2, et l’installation de 2 caméras de surveillance permettant d’observer en temps réel les événements sur la zone sommitale, la mise en place et l’équipement d’un laboratoire de géologie/pédologie à l’UDC et autres.
« Malgré les résultats encourageants enregistrés, il convient de soulever que d’autres défis restent à relever, pour permettre au pays de renforcer les capacités en matière de gestion des urgences et de faire des institutions comoriennes et de la population comorienne résilientes aux risques des catastrophes. La gestion de la dernière tragédie du vol d’AB aviation, est l’exemple concret que nous devons redoubler d’efforts pour que les structures en charge de la GRC puissent disposer des ressources humaines qualifiées et financières nécessaires pour la gestion des urgences », souligne-t-il.
Nassuf Ben Amad
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