Le directeur général de Comores Télécom est revenu sur sa décision. C’est un ouf de soulagement pour le personnel de l’entreprise publique qui était vent debout depuis le lundi dernier contre le licenciement de 400 agents de sécurité et femmes de ménage.
Le verdict est tombé ce mercredi 08 juin. Le directeur général de Comores Télécom est revenu sur sa décision. Il n’y aura ni suspension, ni transfert dans une autre institution de sécurité. Tous les agents reprennent le travail et dans les même conditions. « Ça prend du temps depuis 9h 30 qu’ils sont à l'intérieur. Je pense qu'il n'aura pas une solution. Nous sommes foutus, le directeur ne va pas revenir sur sa décision », murmure un agent impatient de connaitre l’issue des négociations. Après plusieurs heures de discussion, on voit enfin les cinq représentants du personnel sortir de la direction avec le sourire. Des applaudissements, et des cris de joie. « Ce n'était pas facile depuis lundi, mais ensemble nous avons réussi. C'est notre détermination, notre courage et surtout notre esprit d'équipe qui nous a fait gagner cette bataille. Je tiens à remercier tous les agents qui ont soutenu cette démarche ainsi que ceux des autres îles. Nous avons réussi, la suspension est annulée. Tous les agents doivent retourner au travail », se réjouit Youssouf Soulé, le secrétaire général du syndicat national de Comores Télécom.
« Le directeur général a montré qu’il n’y aucun problème, la suspension est annulée. Vous êtes tous des agents de Comores Télécom », poursuit-il, tout en annonçant qu’ils ont été réintégrés dans le circuit de pointage depuis l'après-midi du lundi. « Ces agents sont sous la protection et l'ordre de la société. Nous ferons le nécessaire pour améliorer leur situation. Et on se réunira dans deux mois, pour revoir aussi les difficultés. Donc dites à tout le monde de regagner leur bureau », ajoute-t-il.
Les agents estiment que le patron de la société a fait preuve d’humanité, et surtout de sagesse. « Ca serait difficile de les indemniser en cas de renvoi, la société n'a pas assez de ressources. Sinon, pourquoi il veut les suspendre. Je salue la décision du directeur général. Espérons que c'est la dernière et qu'on n’aura pas ce genre de problème », lance Mhadji Ibrahim, le doyen de la société, avec 30 ans de service.
Nassuf Ben Amad
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