Le centre régional de coordination des opérations et le centre de fusion des informations dans l’Océan indien ont signé mardi dernier un protocole d’accord visant à promouvoir la collaboration, la coopération et l’échange de compétences, d’informations, de technologies et de meilleures pratiques dans le domaine de la sécurité et de la sûreté maritime dans l’océan indien.
Le capitaine Sam Gontier, directeur du centre régional de coordination des opérations (CRCO) et le capitaine Rohit Bajoai, directeur du centre de fusion des informations dans la région océan indien (IFC-IOR) ont procédé à la signature d’une convention visant à renforcer la sécurité et la surveillance maritime dans la région. Une initiative qui s’inscrit selon les intéressés, dans le prolongement de l’opérationnalisation de l’architecture de sécurité maritime de l’Océan indien occidental, conformément à la politique maritime de l’Inde « Security and Growth for all in the Region ». Une approche qui permet à la région de développer efficacement une cartographie maritime opérationnelle commune pour une meilleure sécurité maritime de l’océan indien.
« L’architecture de sécurité maritime est mis en œuvre par la commission de l’océan indien et soutenue par le centre régional des fusion des informations maritimes, le centre régional de coordination des opérations et les centres nationaux des sept pays signataires des accords MASE (les Comores, Djibouti, La Réunion, Kenya, Madagascar, Maurice et les Seychelles. L’Union Européenne y apporte son soutien à travers le programme MSA mis en œuvre par la COI », lit-on dans un communiqué de presse de la COI.
Dans leur intervention, le directeur du CRCO et de l’IFC-IOR ont unanimement montré l’importance de la collaboration entre les deux structures. « Alors que l'accent est mis de plus en plus sur l'économie océanique, les mers sont le lieu idéal pour toutes sortes de crimes, de trafics et de menaces », note le document.
Avec des zones reliées par les routes maritimes les plus fréquentées du monde et l'émergence de diverses formes de criminalité transnationale, il est essentiel de réunir les acteurs ayant des intérêts communs. « L'information, lorsqu'elle est disponible et partagée, est une arme préventive efficace contre les crimes et menaces maritimes. Un tel partenariat permettra le traitement de l'information afin de permettre aux États de mieux surveiller et contrôler les espaces maritimes et, plus largement, d'améliorer la gouvernance des océans dans le respect des conventions internationales établies », poursuit-il.
Maoulida Mbaé
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