La Gazette

des Comores

Société / 28 régisseurs réclament leurs salaires depuis 2016 à aujourd’hui

Société / 28 régisseurs réclament leurs salaires depuis 2016 à aujourd’hui © : HZK-LGDC

Le président de l’Assemblée des régisseurs de l’île de Ngazidja réclame ses droits de rémunération au poste de régisseur de la Commune de Nyumamdro depuis 2016. Depuis sa nomination, il n’a reçu ni indemnisation, ni rémunération n’en parlons plus le statut de fonctionnaire. Bientôt, l’affaire atterrira au tribunal.


Le gouverneur Hassani Hamadi est élu en mars 2016. Six mois après, il a signé un décret portant nomination d’Ali M’madi Tamou au poste de régisseur de la commune de Nyumamdro Souheli, le 24 septembre 2016. Depuis cette nomination, Ali M’madi Tamou et ses collègues ont travaillé sans rémunération ni indemnisation. « Nous, les 28 régisseurs de Ngazidja avons le regret d’annoncer que le gouverneur de Ngazidja, Hassani Hamadi nous a décrété régisseurs et nous n’avons jamais bénéficié ni rémunération, ni indemnité, ni information concernant cette  situation », déclare Ali M’madi Tamou.

N’ayant aucune information concernant ce défaut de paiement, l’ensemble des régisseurs a écrit une lettre de réclamation des droits au chef de l’exécutif de l’île de Ngazidja. Par la suite de cette lettre,  Hassani Hamadi a demandé à ses commissaires de régler la situation mais rien n’a été fait. « Ses commissaires nous ont dit d’attendre une réponse après examen en conseil. Et finalement, ils ont accepté de nous payer l’année 2017 et de demander aux maires de s’occuper de nos comptes pour les années qui suivent. Mais jusqu’à ce jour, rien n’a été fait », regrette-t-il.   

Ali M’madi Tamou et ses collègues ne vont pas baisser les bras. Selon ce dernier, ils vont porter l’affaire devant la justice comorienne. « Nous ne comptons pas rester les bras croisés car nous avons longuement attendu. Le gouverneur et ses commissaires savent déjà que nous avons engagé un avocat pour défendre nos droits » informe-t-il, avant de revenir sur les accords qu’ils ont négociés avec le gouverneur. « Déjà on nous a promis d’être des fonctionnaires et aujourd’hui, nous ne le sommes plus. On devait nous payer 150 000 Kmf mais les commissaires ont décidé de nous payer 125 000 Kmf, et malgré le salaire revu à la baisse, ils n’ont pas pu nous le payer », dit-il, avant de conclure que « le comble dans cette affaire, le gouverneur est candidat aux élections anticipées et nous ne le lâcherons pas tant qu’il n’aura pas régularisé notre situation ».

Kamal Gamal

 


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