Devant la presse, Abdillah Mbaé et Ibrahim Himidi, tous deux dirigeants de la Société Financière d’Investissements Solidaires (SFIS) ont réagi face à l’accusation portée contre l’ancien gouverneur de l’île de Ngazidja, Hassani Hamadi. Ces derniers le défendent et affirment qu’il n’a pas escroqué la banque de Ngazidja.
Cela fait une semaine qu’une bande magnétique accusant l’ancien gouverneur Hassani Hamadi d’escroquerie au sein de la société financière d’investissement solidaire (SFIS) a été diffusée sur les antennes de RCM 13. Cette accusation a irrité les pionniers de cette banque que Hassani Hamadi a créée depuis deux ans. Hier lundi dans la matinée, la direction actuelle de cette société a tenu une conférence de presse pour rejeter l’accusation avec des preuves à l’appui. Abdillah Mbaé et Ibrahim Himidi ont bien décrypté la question du vol dont l’ancien gouverneur de Ngazidja est accusé.
« Cette société a été dirigée par Hassani Hamadi pendant deux ans. Ce dernier est parti sans laisser la moindre trace d’une fraude. L’objectif de cette rencontre est de montrer que l’ancien gouverneur Hassani Hamadi est accusé à tort, déclare Abdillah Mbaé. Avec un air colérique, ce dernier explique que pour retirer une somme d’argent d’une société dans les institutions bancaires, il faut la signature de plusieurs personnes. « Sans la complicité de plusieurs personnes, il est incapable de retirer l’argent dont il est question. Par-dessus tout, cessons de nous créer des problèmes », avance-t-il.
Quant à Ibrahim Himidi, membre du conseil d’administration, il a parlé de l’état de la société et la perspective de l’ancien gouverneur concernant la création de la SFIS « Ce n’est pas une société publique mais privée. Elle a été crée depuis que Hassani Hamadi était gouverneur de l’île de Ngazidja par la contribution financière de plusieurs acteurs dans le but de lutter contre la pauvreté. Cependant lorsque Hassani Hamadi s’est déclaré candidat aux élections présidentielles en mars dernier, certains adhérents animés par des préjugés ont décidé de quitter la société et exigé d’être remboursé. Et après le départ brusque du gouverneur, des rumeurs sans fondement font état d’une période difficile que traverse la société », montre-t-il. Selon lui, depuis le départ de Hassani Hamadi, la majorité des membres demandaient à vérifier si l’argent est bien dans les comptes. « Voici des preuves qui attestent qu’il n’y a pas eu de vol. Nous étions très vexés d’entendre à la radio des lourdes accusations sans preuves. Franchement cette fois ci nous avons tolérer l’erreur mais prochainement l’affaire ira jusqu’au tribunal », conclut-il.
Kamal Gamal
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