Des représentants des institutions insulaires et des autorités politiques de Mohéli ont passé trois jours du 18 au 20 novembre à la salle multifonctionnelle de Fomboni pour un atelier. C’est pour la vulgarisation et la sensibilisation de la stratégie industrielle nationale axée sur la transformation, la valorisation des produits locaux et la participation des Comores au commerce régional intra africain (ZLECAf).
Dr Aliou Niang consultant BAD/GOPA accompagné d’une équipe du ministère de l’économie dont le secrétaire général Dhoihirdine Ahamada Bacar, ont passé trois jours avec des représentants des institutions insulaires et des autorités politiques de Mohéli à la salle multifonctionnelle de Fomboni. L’objectif des discussions portait sur la stratégie nationale industrielle élaborée depuis 2017 dans le cadre du projet : « renforcement de la résilience post-pandémique et de la participation à l'AFCFTA par le développement des PME et des capacités du secteur privé dans les pays en transition (Burundi, Comores, Gambie et Sierra Leone) », Financé par la BAD et mis en œuvre par un consortium GOPA, un cabinet privé.
Cette assistance technique lancée par la BAD est conçue, selon M. Dhoihirdine, pour contribuer à la réalisation des principaux agendas continentaux et mondiaux, notamment les High 5 de la Banque, le programme ZLECAf (zone de libre-échange continentale de l'Union africaine) et les objectifs de développement durable des Nations Unies, tout en s'appuyant sur les réformes entreprises dans le cadre de l'initiative "Doing Business" de la Banque mondiale. À l’en croire, les Comores disposent d’un fort potentiel pour développer l’industrie agro-alimentaire, l’industrie de la pêche et l’industrie hôtelière. « Mais, l’environnement difficile des affaires, le manque d’investissement étranger et de financement interne, le niveau insuffisant et le coût de l’énergie, la complexité du foncier et ses problèmes récurrents, le déficit d’infrastructures, le déficit de gouvernance économique, expliquent entre autres, le caractère embryonnaire du tissu industriel comorien», dit-il, lors de la cérémonie d’ouverture.
La participation à la ZLECAf est tributaire de la production, de la transformation et de la valorisation des produits locaux, afin de permettre au pays de tirer profit des opportunités qu’offre cette structure, de mieux s’insérer dans les marchés internationaux, de booster les exportations, de diversifier l’économie et de développer le secteur privé. Pour ces techniciens en l’absence d’une politique industrielle effective et efficace, il serait impossible d’assurer une bonne participation des Comores à la ZLECAf et d’une politique commerciale. Un document a été à cet effet, soumis aux participants pour l’évaluation afin de rendre plus pragmatique les orientations à donner et permettre au ministère de l’économie de répondre aux aspirations réelles de la population comorienne.
Riwad
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