La Gazette

des Comores

Sécurité Routière : La région d’Oichili se mobilise

Sécurité Routière :  La région d’Oichili se mobilise © : HZK-LGDC

Face à la recrudescence des comportements dangereux sur l’axe Bahani-Oichili, les autorités locales et la gendarmerie nationale montent au créneau. Une réunion d'urgence a jeté les bases d’une riposte ferme contre l’imprudence au volant.


Sur la route reliant Bahani à Oichili, la vitesse excessive est devenue la norme pour certains chauffeurs, transformant chaque trajet en un pari risqué pour les passagers. Au vu de cette menace, le Préfet de la région a convoqué une table ronde de sensibilisation pour stopper ce comportement risqué. Le Capitaine Toilib Saïd Mouigni, aux commandes de la gendarmerie de Ngazidja, a dressé un portrait inquiétant de la situation actuelle. Selon les témoignages recueillis, une nouvelle génération de conducteurs ferait preuve d'une insouciance notoire, allant jusqu'à ignorer délibérément les supplications des usagers demandant de ralentir. « La sécurité n’est pas négociable », a déclaré l'officier, insistant sur la nécessité de responsabiliser les chauffeurs. La réunion a rassemblé un front uni composé des maires d’Oichili Ya Djou et Ya Mboini, du député de la circonscription, des chefs de village et des représentants du syndicat des transporteurs.

 

Leur message est que la diplomatie laissera place à la fermeté si la situation ne s’améliore pas. Les autorités se disent prêtes à frapper au portefeuille et à la carrière, évoquant des retraits de licences et de permis pour les conducteurs les plus récalcitrants. Parmi les propositions phares, celle de Fundi Ali, notable de Dzahadjou, a retenu l’attention. Ce dernier suggère la création d'un syndicat des passagers. L'idée étant de permettre aux usagers des transports en commun de s'organiser pour faire entendre leurs revendications face aux abus de certains transporteurs. « Nous devons placer les chauffeurs face à leurs obligations et exiger une prise de conscience immédiate. » a-t-on insisté.

 

Dans les prochains jours, une rencontre avec la section régionale du Wusukani Wa Masiwa devrait sceller les nouvelles mesures de contrôle. La gendarmerie a d'ores et déjà promis une présence accrue pour veiller à ce que la route redevienne un espace de circulation, et non un circuit de course. L'inquiétude est d'autant plus vive que cela survient alors même que les travaux routiers sont encore en plein chantier une situation qui laisse craindre le pire : si l'inconscience bat déjà des records sur une chaussée en travaux, qu'en sera-t-il une fois achevé, ouvrant la voie à toutes les tentations de vitesse ?

 

Hamdi Abdillahi Rahilie

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.