La Gazette

des Comores

Séminaire de sensibilisation sur les droits de l’homme / Les autorités nationales sensibilisées sur les droits de l’homme et les libertés

Séminaire de sensibilisation sur les droits de l’homme  / Les autorités nationales sensibilisées sur les droits de l’homme et les libertés © : HZK-LGDC

Un séminaire sur la sensibilisation des droits de l’homme a été organisé à Moroni sur les valeurs des droits de l’homme et des libertés. Sur initiative de la Cour Africaine de Droits de l’Homme et des Peuples, la rencontre a vu la participation de la commission nationale des Droits de l’Homme (CNDHL) et le débat s’était focalisé sur les principes de la charte africaine des droits de l’homme reconnus au niveau mondial.


Une délégation de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est arrivée à Moroni depuis mercredi dernier. Après un mini séminaire avec les journalistes, la Cour a organisé hier jeudi un séminaire de sensibilisation sur les valeurs des droits de l’homme et des libertés. Dans cette rencontre la considération des droits et des libertés humaines a été soulignée à l’échelle internationale. La présidente de la CNDHL a loué une coopération permanente dans le but d’approfondir la notion de droits humains. « La rencontre d’aujourd’hui est historique. Je suis convaincu que la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés et la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples partagent les mêmes valeurs. Seule la coopération entre nous peut faire évoluer nos engagements dans la défense des droits et les libertés humaines ».

De son coté, Mohamed Ousseïne, ministre de la justice a saisi l’occasion pour informer les défenseurs africains des droits humains que l’Union des Comores porte une très grande attention à la charte africaine des droits de l’homme. « Notre pays a toujours donné une priorité à la protection des droits de l’homme. Cette volonté s’explique par la volonté de ratifier plusieurs instruments en matière de droits qui accordent à l’homme sa propre dignité ». Ce denier a précisé que le pays se soumet formellement aux lois et conventions internationales contre les tortures, les discriminations sociales et les violences.

Le président de la Cour Africaine des Droits l’Homme et des Peuples qui a fait le déplacement depuis Arusha où est basé son siège a montré à son tour les principes de la charte africaine des droits de l’homme tout en démontrant que cette charte reconnaît l’importance de la dignité humaine, la protection des valeurs inhérentes à la vie humaine telles que la liberté et la dignité. « L’ensemble de ces droits garantissent que tous les êtres humain soient traités avec respect. Cela signifie que les personnes ont le droit aux mêmes protections quelles que soient leurs origines. Ainsi ces droits ne sont pas créés mais sont reconnus par le gouvernement. Ce sont les Nations Unies qui en 1948 ont approuvé la déclaration universelle des Droits de l’Homme », affirme Sylvain Ore.

Après la fermeture du séminaire, la délégation conduite par son président a été reçue par le président de la République. C’était l’occasion pour Sylvain Ore de sensibiliser le président Azali Assoumani sur la Cour, expliquer leur mandat et leur mission. « Les Comores étaient le 15e pays à ratifier le protocole portant création de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. C’est cette signature qui a déclenché l’installation de la Cour. C’est donc symbolique », conclut-il.

Kamal Gamal

 


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