Des centaines de personnes, dont de nombreux enfants, ont défilé le 24 novembre à Fomboni pour dire non aux violences faites aux femmes et aux enfants. Une mobilisation forte qui s’inscrit dans le cadre des journées internationales de lutte contre les violences basées sur le genre et des droits de l’enfant.
Lundi 24 novembre 2025 à Fomboni était organisée une grande marche citoyenne pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux enfants. Une mobilisation qui a rassemblé un large éventail de la population : élèves de la maternelle à la terminale, organisations de la société civile, ONG, autorités locales et partenaires institutionnels. Selon Fatima Ahamada, ministre de la Promotion du Genre et porte-parole du gouvernement, cette marche s’inscrit dans le cadre des activités programmées pour la Journée internationale pour l’élimination des violences basées sur le genre, célébrée le 25 novembre, ainsi que pour la Journée internationale des droits de l’enfant. Elle rappelle que les violences faites aux femmes et aux enfants constituent « un fléau qui concerne tout le monde » et qu’il est urgent de renforcer la mobilisation collective pour y mettre fin.
La présence massive d’enfants, vêtus des couleurs de la paix et tenant des pancartes appelant au respect des droits, a marqué les esprits. Pour la ministre, leur participation est capitale : « Les enfants ne sont pas seulement des victimes potentielles. Ils sont aussi des acteurs du changement et doivent être sensibilisés dès le plus jeune âge. Cette lutte n’est pas seulement celle des parents, ni celle du gouvernement, ni du gouvernorat : elle incombe à toute la société comorienne. » La marche a débuté dans une ambiance conviviale mais déterminée, rassemblant différents acteurs engagés dans la promotion des droits humains. ONG, organisations communautaires, partenaires bilatéraux et multilatéraux, ainsi que des représentants du gouvernorat, ont uni leurs forces pour porter un message clair : stop aux violences basées sur le genre, stop aux discriminations, respect des droits des femmes et des enfants.
Le cortège a finalement convergé vers la place de l’Indépendance, où les participants ont observé un moment symbolique dédié aux victimes. Les intervenants ont appelé à poursuivre la mobilisation au-delà de cette journée, rappelant que la lutte contre les violences repose sur la vigilance, la sensibilisation et l’engagement quotidien de tous. Cette marche a ainsi réaffirmé la volonté des Mohéliens de construire une société plus juste, plus protectrice et plus respectueuse des droits fondamentaux.
Riwad
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