La Gazette

des Comores

Toute ouverture d’une station service doit passer par ministère de l'énergie

Toute ouverture d’une station service doit passer par ministère de l'énergie © : HZK-LGDC

Désormais pour ouvrir une station service, il faut passer au ministère de l’énergie en charge des hydrocarbures, au lieu d'aller à la société des hydrocarbures. C'est par arrêté du ministre datant du 15 juin 2022 qui fixe les conditions d'importation et d'exploitation des stations-services.


La société comorienne des hydrocarbures des Comores a tenu un point de presse jeudi 18 août dernier pour annoncer l'arrêté du ministre de l'énergie, de l'eau et des hydrocarbures fixant les conditions d'implantation et d'exploitation des stations services. Avant pour ouvrir sa station service, on venait directement à la SCH et tout est finalisé. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Le ministère en charge de l’énergie nous a envoyé un arrêté énonçant les conditions d'implication et d'exploitation des station-service. Ainsi, celui qui a le projet d'ouvrir une station service doit se rendre au ministère de l'énergie pour en savoir plus précisément sur les conditions », a annoncé Kiffia chargé de missions auprès du directeur général de la SCH.

Concernant les problèmes liés au carburant, les conférenciers ont rassuré qu'il n'y a aucune crise de carburant en s'appuyant sur les chiffres des livraisons journalières. « Le mois de janvier dernier, nous avons livré 33 milles litres d'essences, 123 milles litres de gasoil et 38 mille litres de pétrole lampant. Juin-juillet, on a livré 35 mille litres d'essence, 123 mille litres de gasoil et 40 mille litres de pétrole lampant. En se mois d'août, c’est 40 mille litres d'essence, 140 mille litres de gasoil et 142 mille litres de pétrole lampant. Comment peut-on dire qu'il y’a une crise de carburant », se demande-t-il en montrant que malgré la hausse de consommation du carburant ces derniers temps, il n'y aura pas de crise de carburant jusqu'à l'arrivée du prochain bateau.

Selon lui, la SCH dispose d’un réseau de 28 stations-services à livrer au niveau du territoire national et seulement neuf paient convenablement. « Les autres stations prennent le carburant et viennent rembourser après avoir vendu. Il y a ceux qui n'arrivent même pas à honorer leur dette. Ce qui explique parfois le retard de livraison. A un moment donné, nous serons obligés de ne pas livrer car notre fournisseur ne veut plus savoir si les stations-service ont payé ou pas », annonce-t-il.

C’était aussi l’occasion pour les conférenciers de donner des éclaircissements sur la qualité du carburant. « Nous n'avons jamais reçu de carburant de mauvaise qualité. On a toujours le même fournisseur et tout passe dans un laboratoire avant de nous livrer », explique Ben Abdallah Djidji. Et d’ajouter que : « avant de les décharger, on fait des tests, car nous avons aussi un laboratoire. Je ne vois pas comment on dire que le carburant est mauvais. Et personne n'est jamais venu ici nous interpeller sur une telle situation. Je vous rassure que le carburant est bon. Et s'il y a des voitures qui sont tombées en panne, ce n'est pas la cause ».

Nassuf Ben Amad

 


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