Après le crash de son Cessna 404 en juillet 2019, la nouvelle compagnie aérienne Go Comores vient d’acquérir un Cessna 402 de 9 places pour la reprise de ses vols commerciaux à partir de la semaine dernière. Ce nouvel aéronef est jugé « sans risque » par l’aviation civile.
Cela fait presque vingt mois que l’avion de type Cessna 404 de la compagnie Go Comores a fait un accident lors de son décollage à l’aéroport de Hahaya. S’il n’y a pas eu de perte humaine, il aura fallu tout ce temps pour que ladite compagnie puisse acquérir un nouvel aéronef pour reprendre ses activités commerciales, suspendues depuis. Cette fois, c’est avec un Cessna 402 loué en Afrique du Sud que la compagnie va survoler les îles.
Lors d'un entretien avec le directeur général de l'Aviation civile, il explique qu'un avion tout neuf peut crasher, comme pour ne pas pointer du doigt le feu Cessna 404. « Il y'a eu un problème de sécurité dont l'enquête n'a pas encore réussi à déterminer la nature car ce genre de problème peut être dû à une erreur de pilotage ou à une faute des agents de l'aéroport. En tout cas lorsqu'on parle des problèmes de sécurité, l'erreur n'est pas intentionnelle », explique Nassur Ben Ali pour distinguer problème de sécurité et problème de sûreté. « Défaillance de sûreté, c'est par exemple lorsque un passager monte dans l’avion avec une bombe ou autre objet tranchant dans le but de nuire », poursuit-il.
Et en ce qui concerne le nouvel avion Go Comores, Nassur Ben Ali précise que l'appareil a une autorisation de vol à la demande. Ce qui veut dire que la compagnie n'a pas encore un permis de voler comme ses concurrents AB Aviation et Inter-îles. « L’appareil de Go Comores a été récemment passé en essai, inspecté et autorisé à effectuer des vols sans aucun risque », rassure celui qui n’est pas savoir que les passagers sont quand même traumatisés à la suite du crash de 2019.
Le nouvel avion Go Comores est un appareil de type 402 sud-africain qui peut voler avec 9 passagers à son bord. Notre interlocuteur a profité de l’occasion pour rappeler que le mécanisme et le fonctionnement d'un avion est tout un travail qui demande de la vigilance et de la responsabilité de ceux qui font décoller l'avion et de ceux qui font faire décoller l'avion, car après tout il n'est question d'argent dû au métier, mais de vie.
Kamal Gamal
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC