La Gazette

des Comores

Transport aérien : La ministre des transports interpelle Kanya Airways

Transport aérien : La ministre des transports interpelle Kanya Airways © : HZK-LGDC

La ministre des Transports maritimes et aériens, Hassane Alfeine Yasmine, a convié mercredi 25 février dernier à Moroni les représentants de Kenya Airways pour exiger des réponses concrètes face aux retards répétés, aux bagages égarés et aux dysfonctionnements signalés sur la liaison Nairobi–Moroni. L’objectif est de protéger les voyageurs, préserver l’image du pays et renforcer une connectivité vitale pour l’économie nationale.


Dans la salle de réunion du ministère, le discours s’est voulu direct. « Les Comores ne peuvent pas être une destination où l’incertitude devient la norme », a lancé d’emblée la ministre, évoquant « des plaintes récurrentes concernant le traitement des passagers au départ de Nairobi, les pertes de bagages et les changements d’horaires sans information préalable ». Selon Hassane Alfeine Yasmine, ces dysfonctionnements « portent atteinte non seulement aux voyageurs, mais aussi à la crédibilité de notre plateforme aéroportuaire et à l’image du pays ». Elle a insisté sur « le respect strict des engagements contractuels et des standards internationaux en matière de transport aérien ».

En face, les responsables de Kenya Airways ont reconnu « des contraintes opérationnelles et logistiques » susceptibles d’affecter certaines rotations. « Nous sommes disposés à travailler étroitement avec les autorités comoriennes pour améliorer la régularité et la qualité du service », ont-ils assuré, promettant « des ajustements progressifs pour limiter les désagréments subis par les passagers ». Mais pour la ministre, l’urgence est ailleurs. « Il ne s’agit pas de promesses, il s’agit de résultats. Chaque incident fragilise la confiance de nos concitoyens et de notre diaspora. »

Au-delà de cet échange, c’est toute la question de la connectivité de l’archipel qui se pose. « Un pays insulaire dépend de la fiabilité de ses liaisons aériennes. Nous ne pouvons pas nous permettre des défaillances répétées », a-t-elle conclu, affirmant que son département « suivra de près les engagements pris ». Un avertissement clair, le ciel comorien reste ouvert, mais il exige désormais rigueur et responsabilité.

Mohamed Ali Nasra

 


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