La Gazette

des Comores

Transport en commun: Les frais de taxi à Mohéli atteignent 1250 FC 

Transport en commun: Les frais de taxi à Mohéli atteignent 1250 FC  © : HZK-LGDC

Deux jours après l’arrêté conjoint qui a rehaussé les prix des produits pétroliers, la direction du commerce intérieur en accord avec le syndicat de Wusukani wa Masiwa ont fixé les tarifs des taxis à Mohéli. Lesquels tarifs vont jusqu’à 1250 FC pour se rendre dans la région de Mledjelé situé à seulement 37 km de Fomboni. Une situation qui a dors et déjà impacté le quotidien de la population. Les autorités de l’île et le syndicat des chauffeurs se sont de nouveau rencontrés ce samedi pour revoir ces prix mais chaque camp campe sur sa position.


Dans la foulée de l'augmentation des prix du carburant, le syndicat insulaire des chauffeurs de taxis et la direction régionale du commerce ont fixé les prix de frais de taxis. Des prix qui ne correspondent pas à la réalité du coût de la vie, avec des moyens de subsistance maigres pour une grande catégorie de la population. Pour les taxis villes, le frais passe de 250 FC à 300 FC. Explicable, puisque lors de la réduction du prix du carburant au début du régime actuel, les chauffeurs de taxis ville de Fomboni n’avaient pas réduit leurs frais. Mais la ligne Fomboni - Itsamia passe de 750 FC à 1000 FC et pour se rendre à Ouallah situé à 37 km seulement de Fomboni sur une route bien praticable, il faut débourser 1250 FC au lieu de 1000 fc au paravent. Une situation décriée par la population locale. Et cependant que pour se rendre à Mitsamihouli Mdjini situé  à 40 km de Moroni, l'on paye 600 FC, moins de la moitié du prix pour Nioumachoi.

Un enseignant de SVT qui vit à Ndrodroni et qui doit venir travailler à Fomboni se demande s’il pourra tenir le coup avec les 2500 FC par jour. Omar Soilihi, un autre professeur de Mathématique de Nioumachoi qui enseigne à Fomboni se pose la même question étant donné que son salaire n'a pas bougé d'un iota depuis des lustres.

La région de Mledjelé étant la plus productive de banane à Mohéli, cette augmentation disproportionnée du frais de taxi a d’ores et déjà eu des répercussions sur le marché de Fomboni. Le tas de bananes qui avait commencé à retrouver son aspect d’antan retrouve son niveau du mois de ramadan.

Des taxis circulent presque vides. Certains usagers préfèrent aller à pieds pour faire un peu d'économie. « Je préfère aller à pied entre Bandakou (quartier de Djoiezi) et Bandar es Salam. Pour les longs trajets, je n'aurai pas le choix », regrette Ali Soiyifi, un instituteur de Djoiezi qui travaille à Bandar es Salam. Avec la hausse des prix des produits importés depuis quelques mois, la population s'attend encore à la hausse du prix du riz, du poisson et du transport maritime et aérien.

Une réunion qui avait regroupé les autorités insulaires et Wusukani wa Masiwa au niveau régional s’est tenue ce samedi au relais de Singani pour revoir les prix déjà fixés. Aucun consensus n’a été trouvé, chaque partie campe sur sa position. Les négociations vont reprendre ce lundi.

Riwad

 

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.