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Transport en commun: Une grève sans préavis divise les taximans d’Anjouan 

Transport en commun: Une grève sans préavis divise les taximans d’Anjouan  © : HZK-LGDC

Ce mardi matin, l’île d’Anjouan est réveillée moitié paralysée par une grève partielle des chauffeurs de taxi. Dans la région de Bandrani vers Moya, certains chauffeurs du transport en commun s’insurgent contre la descente du service des impôts sur le terrain pour la patente.


L’ile d’Anjouan est paralysée par une grève de taxi. Une partie des chauffeurs ont décidé de manière unilatérale d’observer un arrêt de travail. Une décision que certains chauffeurs ne voient pas d’un bon œil. Toienli Thouene reste convaincu que cette fois, le syndicat est passé à côté de la plaque. « A chaque fois qu’il y a grève, ils viennent à la radio pour informer les taximans. Cette fois-ci, le syndicat est passé à côté de la plaque. Moi j’ai déjà tout payé, je ne sais pas en quoi je dois protester ou m’associer à un arrêt de travail sans préavis», lance Toienli Thouene alias Bonbon, un chauffeur de taxi qui botte en touche cette décision de grever. Pour un gréviste de la localité de Bandrani, il trouve le mouvement légitime d’autant que l’État « ne fait pas son boulot ». C’était l’occasion pour certains chauffeurs indélicats de doubler les frais de transport.

 

Du côté syndical, l’affaire est l’on ne peut plus opaque. On n’a donné ni préavis de grève, ni informé les chauffeurs de taxi. Ce qui laisse planer le doute sur la nature de cette grève. Pour rappel, les services de l’AGID (administration générale des impôts et des domaines) sont sur le terrain pour une vérification sur les patentes. Une décision que contestent les professionnels du secteur pour n’avoir pas été sensibilisés sur la question. Dans tous les cas, nombreux estiment que l’Etat devrait accompagner les chauffeurs de taxi, soit par la baisse du carburant soit par l’allégement de certaines taxes. Le service des impôts se replie sur la loi et appelle aux taximans de payer la patente. « Les chauffeurs doivent payer leurs droits à compter du 31 mai », tranchent les autorités.

 

Nabil Jaffar

  

 


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