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des Comores

Transport inter-îles Le nombre des passagers de la ligne Hoani – Chindini – Dodin pourrait atteindre 132 000 d'ici à 2025

Transport inter-îles Le nombre des passagers de la ligne Hoani – Chindini – Dodin pourrait atteindre 132 000 d'ici à 2025 © : HZK-LGDC

Malgré les risques encourus à prendre les embarcations de fortune pour se rendre dans les îles, le nombre des candidats ne cessent d’augmenter faute d’un bateau approprié. Dans un document officiel publié sur la page de Beit Salam, dans le cadre du projet de la connectivité inter îles, les chiffres font froid dans le dos.


46 ans d'indépendance, les Comores n'ont toujours pas une compagnie nationale maritime. La liaison maritime Hoani - Chindini ou encore Fomboni - Dodin est assurée par un essaim de vedettes qui joue un rôle économique crucial pour son épanouissement. Ces vedettes motorisées de type kwasa-kwasa assurent la circulation des hommes et des marchandises. Chaque année, des accidents maritimes se produisent avec souvent des dégâts matériels et des pertes humaines. Mais toujours est-il que le trafic gagne de la clientèle car le pays ne dispose pas encore d'un bateau approprié pouvant relier les îles en toute sécurité. Et les billets d’avion ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

Les 70 km séparant Chindini et Hoani se traversent en vedette entre 45 mn et 1h 30 mn si les conditions météorologiques sont bonnes, avec un billet de 10.000 fc contre 33.000 à 44.000 fc  par voie aérienne. Les habitués de cette ligne n’hésitent pas une seconde lorsqu’ils veulent se rendre d’une île à l’autre et arrivent à convaincre d’autres clients.

Selon une note officielle publiée sur la page de Beit Salam, datant du 2 janvier 2020, relatif au projet de connectivité inter-îles, environ 66 000 personnes ont effectuées le voyage maritime entre les traversés inter-îles en 2016. Ces passagers, selon le même document, devront accroître d'ici 2025 pour atteindre 132 000 annuellement. Cela explique que 250 passagers empruntent ce chemin tous les jours dans des conditions de sécurité précaires. Dans ce même volet, 80 000 tonnes des marchandises conventionnelles ont été transportées en 2021, ce qui engendre un chiffre d'affaire de 2,5 millions d'euros en 2021. Et une projection de 5 millions d'euros en 2030 est faite.

Face à ce flux migratoire, bon nombre des citoyens solliciteraient la création d'une compagnie maritime nationale pour non seulement alléger la connectivité inter-îles, mais aussi faire en sorte que la traversée soit beaucoup plus sûre. « Actuellement on utilise des machines à essence au lieu du pétrole pour assurer les voyages en mer via les vedettes kwasa-kwasa car rarement les moteurs à essence tombent en panne. D'autres mesures de sécurité telle que la limite des marchandises et autres sont prises en considération pour le même objectif » souligne le commandant Kader.

Certes, ces mesures semblent fonctionner car les accidents maritimes se réduisent par rapport aux années précédentes. En attendant, le démarrage du projet de l'inter-connectivité du gouvernement comorien qui prévoit une vedette rapide et sécurisée pour ces trajets, les clients de la traversée maritime ne font qu’augmenter.

Riwad

 


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