A l'heure où la gendarmerie nationale et Usukani Wamasiwa sensibilisent sur le nouveau code de la route, les conducteurs contestent les tarifs fixés pour les amendes. Selon eux, ils sont inimaginables.
Lors d'une tournée, le mal est découvert en cours de chemin. Un état de route impraticable. Le bruit des plaquettes fait grincer des dents, et les balançoires incontrôlées qui parfois, on se cogne violemment les crânes. Un tronçon de route qu'on parcourait entre 30 à 40 mn, se traverse actuellement à plus de 1h30. « Nous sommes les plus malheureux de tous les chauffeurs comoriens », se plaint un conducteur. Un autre conducteur de cette ligne crie faillite et craint beaucoup sur l’agissement de son banquier. « Les pièces de rechange ne durent pas. Ces voitures doivent être remboursées à la banque et les autorités compétentes nous passent dans un tamis par des taxes sévères et sans relâche », avance-t-il.
Une grève est envisageable selon plusieurs chauffeurs contactés par nos soins. En outre, on a tenté à plusieurs reprises de joindre Usukani wa masiw, mais en vain. A noter seulement que le syndicat des chauffeurs a tenu hier lundi à la gendarmerie une réunion de sensibilisation sur le code de la route. Et plusieurs chauffeurs ne cachent pas leur mécontentement sur la lourdeur et la cherté des amendes prévues.
« Les amandes oui, pour la régulation de la circulation, mais elles sont exorbitantes. Les autorités ne doivent pas être sévères avant 6 mois plein de sensibilisation dans tous les coins de l'île », lance Ibrahim Assane dit Tino, taximan de la ville de Mutsamudu. Réellement la question du code de la route sans route ne rime à rien même si cela n'empêche pas la gendarmerie de faire respecter la loi. Et un chauffeur de la ligne Mutsamudu-Nyoumakele estime que « un code de la route sans route n'est qu'une hypocrisie mesquine ».
Nabil Jaffar
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