Depuis 2014, les localités de Vouvouni et Mdé vivent épisodiquement un déluge de poussière engendrée par les travaux de réfection de la route. Cette année encore, la scène se reproduit et semble avoir des beaux jours devant elle. Pour circoncire l’ampleur, ces localités particulièrement touchées adoptent des mesures radicales : des troncs d’arbres posés sur la chaussée pour limiter la vitesse des automobiles et par ricochet la poussière.
La société française EIFFAGE a engagé des travaux pour la réhabilitation de la route Moroni-Foumbouni depuis octobre 2018. La nouvelle route devait être livrée dans une durée de 19 mois, soit en juillet de cette année. Seulement, des soucis techniques ont retardé les travaux qui ne pouvaient démarrer qu’à partir du mois de janvier dernier. Un retard qui non seulement pénalise les usagers de cette RN2 contraints à effectuer des sempiternelles déviations, mais porte particulièrement un impact environnemental sur les populations de Vouvouni et de Mdé.
En effet, ces deux localités limitrophes situées à quelques encablures au Sud de la capitale vivent un enfer de poussière que ne connaissent pas les autres zones concernées par les travaux. A chaque passage d’un véhicule sur cette route non revêtue, c’est un déluge de poussière qui se soulève jusque dans les habitations riveraines. Et même lointaines. Les commerces, les bibliothèques et les écoles en paient un lourd tribut. Déjà, en 2015, une bibliothèque de Vouvouni avait dû baisser les rideaux pour sauver les livres. Des riverains avaient dû abandonner leurs maisons pour se réfugier ailleurs, loin de la route car la poussière entrait même dans les marmites pendant la cuisson.
Cette année, si nous n’avons pas encore eu connaissance d’un quelconque déplacement dû à la récurrence éternelle de cette situation, nous avons toutefois constaté que les deux localités ont pris des mesures radicales pour se protéger ne serait-ce qu’à minima. En effet, des troncs d’arbres sont posés sur la chaussée pour contraindre les automobilistes à rouler au pas, et par ricochet éviter le soulèvement important de la poussière. Tout le long du tronçon de route de Vouvouni, et quelque peu à Mdé, tel est le décor. Avant cette mesure, des accidents ont dû avoir lieu, la poussière rendant la visibilité très réduite. Huit personnes de Vouvouni sont atteintes de fièvre à cause de la poussière dit-on.
Kamal Gamal
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