Dans le cadre du programme de protection de notre écosystème, la mairie de Moya et la gendarmerie de Pomoni ont mis la main sur des braconniers de tortue qui opèrent depuis l'île de Moheli. La tortue déjà abattue est brûlée devant le Maire, la gendarmerie et la population. Le suspect principal est aux mains de la gendarmerie. Entretien avec Mohamed Abdou Nassim
Question : Quelle est été votre première réaction après cette infraction?
Mohamed Abdou Nassim: Ce combat est gagné par la population. Donc la victoire sera indéfectible, si elle continue à mettre le nez partout pour la protection de notre écosystème. En effet, le dynamisme tracé entre la Mairie de Moya et les communautés des pêcheurs soutenus par le mouvement Moya Ntrahafou, montre ses résultats en l'espace de 2 mois. C'est une grande fierté d'être compris par la population et c'est une victoire pour notre écosystème dans une région touristique comme la commune de Moya.
Question : Le trottoir n'est pas mince entre la commune et les braconniers. Que pensez-vous faire dans les heures qui viennent ?
M. A. N : Dans les heures qui viennent, nous allons renforcer cette dynamique qui est positive en termes de sensibilisation. Et avec le soutien de la gendarmerie de Pomoni sans laquelle plusieurs de nos missions allaient être difficiles, on peut mettre les bouchées doubles contre la destruction de notre écosystème. Aussi, nous allons continuer, et cela nous encourage de façon déterminée à changer nos habitudes dans la gestion globale de notre environnement. Nous allons dans ce sens contacter des partenaires pour accompagner la population en formation, tout en élargissant nos actions et activités dans les autres localités côtières de la commune de Moya. En tout cas, nous sommes déterminés à préserver cet esprit d'inclusivité dont nos administrés manifestent dans la propreté et la protection de notre environnement.
Question : Quel est le rôle de la garde côte comorienne dans tout ça ?
M. A. N : Notre garde côte fait un travail salutaire, malgré les moyens limités. J'invite cette force de la protection civile de la zone la plus sensible de notre territoire de redoubler d’efforts pour combattre ces violences contre nos espèces riches pour l'intérêt commun comme elle le fait. Arrêtons à la consommation des tortues marines. Ensemble, changeons nos mentalités. Ma commune est dotée d’un potentiel touristique en faune et flore. La capitale de la chauve-souris Livingston, le mont Ntringui, le lac Dzialandze, la plage de Moya et autres. L’idée de faire de la commune une destination mondiale ne se réalisera jamais tant que nous ne changeons pas les mentalités et les habitudes qui, depuis ne font que détruire l'espace aquatique et forestière par l'extraction de sable, des coraux et la machine intolérable de la déforestation. Et en un mot, ces dernières pratiques sont contagieuses dans toute l'île.
Propos recueillis par Nabil Jaffar
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