La première édition de l'événement Umoja Show a eu lieu le dimanche 21 août au palais du peuple de Moroni. C'était un moment très agréable, intéressant et enrichissant. Le public a passé un bon moment avec les invités qui ont montré leur parcours de vie jusqu'à aujourd'hui.
Une première édition très réussie. Intéressante, le public a assisté à un spectacle important avec différentes thématiques dont la politique, la musique, art et culture, entrepreneuriat, medias et influence et engagement citoyen. Tout était au rendez-vous dans cette première édition d’Umoja Show. Elle a fait comprendre qu'il faut se donner à fond dans la vie pour réussir.
Le premier à prendre la parole c'est Abderemane Cheikh, connu sous le nom de scène de Cheikh MC. « Je suis né dans une famille nombreuse. J'avais des parents difficiles avec la culture comorienne, ce n'était pas évident pour eux. Mais ils ont fini par me comprendre. Aujourd'hui je suis chanteur et je m'estime heureux. J'ai commencé à rapper dans le quartier, avec mes amis dont Faïza Soulé, oui elle sait chanter. A partir de là, je me suis dit qu'il faut avancer dans le domaine musical. Un jour, j'étais en France, dans un studio, j'ai passé 15 minutes on m'a fait payer 200 euros. Ma question était pourquoi 200€ pour 15 minutes, je disais bon je rajoute quelques minutes pour voir », dit-il.
« Au final j'ai compris que c'est rien que des instruments, donc l'idée m'est venue d'ouvrir mon propre studio. Aujourd'hui, ça a donné des fruits. Grâce à ça, on a détecté beaucoup des jeunes artistes et la liste est longue. J'avais l'opportunité de rester en France mais, j'ai un devoir pour notre pays. Les Comores m'ont tout donné, je dois aussi donner aux Comores. Raison pour laquelle jusqu'aujourd'hui je me bats pour ce pays », poursuit-il.
Dans cette liste d’invités, on retrouve aussi Aboubacar Ahmed, le maire de Mitsamiouli. Et à son tour, il a montré son parcours. « Je suis d'un père pêcheur nommé Tsodé, un nom de poisson. Car c'est un poisson difficile à pêcher et il a réussi à pêcher cinq et on lui a donné ce surnom Tsodé. Un jour mon père est revenu de la mer, il m'a tenu la main et m’a demandé si je veux avoir une main comme la sienne. J’ai répondu non. Il m'a dit là il faut aller à l'école. Effectivement je suis allé à l'école, j'ai eu mon bac C et je suis parti en France pour mes études. Je suis retourné au pays en 2016. J'ai ouvert ma société de poulailler mais le Kenneth est passé et a tout ravagé. Ça ne m'a pas découragé car c’est le destin. Je me suis forgé jusqu'à présent que je suis maire de Mitsamiouli. Avec mon équipe, nous avons réalisé beaucoup de choses. Et nous comptons aller beaucoup plus pour le bien du pays et la région », indique-t-il.
Tout comme le directeur de l'information de l'ORTC Toufé Maecha qui a souligné que dans la vie il faut croire en ce qu'on fait. « Mon cursus scolaire n'est pas allé loin. Je me suis arrêté en classe de 3ème précisément. Mais, cela ne m'a pas empêché d'arriver à mes objectifs. Je suis parti à Madagascar en 2012 puis j’y suis retourné en 2014. Avant je prenais le journalisme comme juste un simple travail en attendant de pouvoir décrocher un autre. Mais, dès mon entré au journal Masiwa j'ai commencé à y prendre goût. Je trouvais ça très noble de défendre les citoyens. J'ai eu des difficultés avec les autorités comoriennes en 2019, jusqu'à partir en France. Malgré les intimidations je combattais pour mon métier. Aujourd'hui je suis le secrétaire de la rédaction du journal de La Gazette des Comores et directeur de l'information de l'ORTC », dit-il.
Il y avait aussi Maliza Said Ali, Bacar Nawiya et Farahate Mahamoud qui ont aussi fait savoir au public leur parcours. Et tous, ils ont conseillé de ne pas lâcher dans la vie. Il faut avoir l'amour de ce qu'on fait avec une ténacité surtout. Le chemin n'est pas facile mais il faut se sacrifier pour y arriver.
Nassuf Ben Amad
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