La Gazette

des Comores

Un illustre historien et généalogiste s’est éteint à Mutsamudu

Un illustre historien et généalogiste s’est éteint à Mutsamudu © : HZK-LGDC

Said Hachim Mohamed, historien de renommée, professeur d'Arabe à l'Université s’est éteint à l’âge de 68 ans à son domicile. Après des brillantes études universitaires en Arabie Saoudite et au Koweït, le bourgeois gentilhomme de Mutsamudu Anjouan a consacré sa vie à l'écriture et la recherche Généalogique.


"Les sharifs dans l'histoire des Comores" la dernière œuvre de sa bibliographie, a eu un succès considérable notamment auprès des chercheurs spécialisés sur les Comores. Cette œuvre donne une vision générale de qui était Saïd Hachim. Une historique religieuse, qui retrace et explique les origines et ramifications généalogiques des familles à travers les 4 quatre îles de l’archipel des Comores, en particuliers la lignée des Sharifs, descendants du prophète. Ce natif de Mutsamudu, assoiffé de savoir, qui était d'ailleurs très brave et courtois, passait son temps à expliquer et transmettre ses connaissances. « Mon père est parti le jeudi 08 décembre 2022 à l’âge de 68 ans, mais ses écrits sont là, pour servir à toutes les générations », assure son  fils unique, Saïd Ali Saïd Hachim, journaliste à l’ORTC. 

Beaucoup de personnes l'appréciaient et se souvient de son éloquence dans les grandes cérémonies de mariages. « Le regretté était une des rares personnes qui maîtrisaient l'arbre généalogique des grandes familles de l'île d'Anjouan. Il fallait le voir retracer avec une précision chirurgicale la descendance de tel ou tel jeune marié lors des cérémonies de mariage où il était invité », témoigne un habitant de Mutsamudu. Linguiste, il écrivait des livres pour la confrérie Chadhuliya. Il était pieux et très humble. Ibrahim Abdou Salim montre que les Comores ont perdu une grande plume. « Les Comores ont perdu un historien de renommée », dit-il.

Avant la prière mortuaire à la Zaouya Chadhouiliya de Mutsamudu, Nassor Djaourya professeur d'histoire et ancien proviseur du lycée rappelle que « le professeur Hachim avait une  licence de français mais, il était arabisant. Ce grand chercheur a passé plus de la moitié de sa vie dans l'écriture ». 30 ans d'écriture, monde arabe et monde européen, Hachim fait partie des membres du comité scientifique du patrimoine comorien à l'UNESCO. « On n’a pas encore un remplaçant du professeur Hachim aux Comores. Il est mort avec la parfaite maîtrise de l'art généalogique », indique Dr Bourhane Abdereman, responsable du dossier d'inscription des Comores au patrimoine mondial de l'Unesco. Pour rappel, le professeur Hachim a parcouru le monde de la recherche. Il a fait des études dans des universités prestigieuses, à Médine et à Koweït City...

Nabil Jaffar

 


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