Les responsables des aéroports des Comores (ADC) en collaboration avec l'ANACM ont organisé un atelier de 5 jours à Fomboni pour élaborer un manuel de procédures, d'un plan d'urgence en cas de nécessité dans les aéroports. Cet outil permet justement de limiter les pertes en vies humaines en cas d’accident aérien.
La gendarmerie ainsi que la police nationale, la Force Comorienne de défense (FCD), la sécurité civile, les pêcheurs, les agents du parc national de Mohéli, la garde côte comorienne, les personnels de santé, les agents de l'aéroport de Bandar es salam ont été tous réunis ce lundi 16 mai dans un atelier de 5 jours pour plancher sur les procédures d'intervention en cas d'accident ou d’incident aérien dans les aéroports des Comores, notamment celui de Bandar es salam à Mohéli.
C’est une initiative des responsables de l'ADC en collaboration avec l'ANACM (agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie). L'objectif principal est d'établir un manuel de procédures d'urgence en cas de nécessité absolue dans les aéroports. « Nous sommes là pour montrer aux participants la nécessité d'un plan d'urgence dans un aéroport et comment se préparer à faire face avant, pendant et après un accident aérien », a souligné l'instructeur de l'aviation civile Soilihi Issa Soilihi. Selon cet expert en aéronautique, cet atelier permettra aux participants d'avoir une meilleure compréhension du plan d'urgence afin de pouvoir intervenir pour la sécurité des passagers mais également réduire les pertes en cas d'incident.
« Améliorer la sécurité de la population reste parmi les objectifs fixés par l'ADC et l'ANACM dans son agenda 2022, en vue d’éviter tout éventuel perte en cas de crash » à indiqué Soilihi Issa Soilihi. L’idée est venue le jour du crash du vol Y61103 de la compagnie AB Aviation le 27 février dernier dont l'épave ainsi les occupants restent jusqu'alors introuvables. « Avant d'attendre les conclusions définitives des enquêteurs suite à ce crash, il faut avouer que l'aéroport de Bandar es salam ne jouit pas d’une très bonne réputation en matière de sécurité aérienne. Il a plusieurs failles notamment l'insuffisance des équipements aéronautiques pour localiser les appareils volants » révèle un habitué des aéroports.
En plus du fait que la piste d'atterrissage n'est pas totalement clôturée, des dépotoirs d’ordures pullulent dans les extrémités de l'aéroport. Ce qui attirent parfois des animaux et peut à tout moment compromettre la sécurité des passagers lors des atterrissages mais aussi des décollages des avions. Il est à noter que c’est la première fois depuis sa construction que l’aéroport de Bandar es Salam comme d’autres aéroports, sera doté d’un plan d'urgence en cas d'accident.
Riwad
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