La Gazette

des Comores

Une antenne du LNTPB a vu le jour à Mohéli

Une antenne du LNTPB a vu le jour à Mohéli © : HZK-LGDC

Depuis l’autonomisation du laboratoire national des travaux publics et du bâtiment en 2015, avec des nouveaux équipements dans les îles, il est difficile pour la population de bénéficier des services de cette structure. La semaine dernière, une antenne a été ouverte à Mohéli et les autorités régionales ont été sensibilisées sur l’utilité de ce laboratoire.


La direction régionale de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme, chargé des affaires foncières avait convié, mercredi dernier à Fomboni, les maires, les préfets, les responsables des différentes institutions étatiques, les chefs d’entreprises de construction mais aussi des autorités du gouvernorat, dans un atelier de sensibilisation et de réflexion sur l'utilité ainsi que le rôle du laboratoire national des travaux publics et du bâtiment (LNTPB) axé sur la qualité de la construction. Ceci s’inscrit dans le cadre du lancement des activités du laboratoire à travers son antenne nouvellement ouverte à Mohéli.

L'idée c’est de sensibiliser ces responsables sur l'importance des analyses pédologiques avant toute construction des bâtiments. « Le laboratoire national des travaux publics, a la responsabilité de veiller à la qualité des travaux de construction des bâtiments en milieu rural. C’est pourquoi nous sensibilisons les autorités insulaires sur l’existence de ce laboratoire et sur son rôle, et il leur appartient de prendre leurs responsabilités de veiller au respect des normes de construction des bâtiments » a expliqué Ali Abdallah, le directeur général du LNTPB. 

Selon lui, cet atelier vise deux résultats positifs au sein de la population locale, qui sont la qualité du travail et le coût économique. « Nous avons montré à ces responsables les dangers liés à la fissuration des maisons et leurs causes. Ils nous ont fait savoir que la plupart des maisons construites à Mohéli sont fissurées. Ce qui est regrettable car ce sont des maisons très récentes » a signalé le directeur général avant de préciser « si vous utilisez des matériaux adaptés à la construction, ces habitations seront de meilleur qualité et durables, donc moins chers ».

Force est de constater qu'aux Comores notamment à Mohéli, des maisons sont construites dans des zones à risque, notamment près du littoral et parfois même sur des lits de rivière. Par conséquent, elles sont souvent fissurées et peuvent à tout moment constituer un danger pour la population. « Faire des études topographiques avant de construire une maison pourrait protéger le propriétaire contre les dangers liés à la fissuration et démolition des maisons » assure Ali Abdallah. En plus, à Mohéli, nombreux sont ceux qui préfèrent utiliser le sable marin pour construire des bâtiments. Ce qui corrode les fers, les gonflent et abime le béton.

Riwad

 


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