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Une fille de 9 ans violée et retrouvée morte à Koni-Ngani

Une fille de 9 ans violée et retrouvée morte à Koni-Ngani © : HZK-LGDC

Deux petites filles de Koni-Ngani à Anjouan, Thamrati et Oumayyat âgées respectivement de 9 ans et 7 ans sont violées en fin du mois de ramadan à Anjouan. Si la fille de 7 ans est grièvement blessée, celle de 9 ans est retrouvée morte. Le présumé coupable se trouve actuellement aux mains de la gendarmerie.


Un viol en plein ramadan ! C’est ce qui s’est passé à Anjouan vers la fin du mois sacré de ramadan. Un jeune a violé deux petites filles de 7 ans et de 9 ans à Koni-Ngani. La première a été retrouvée grièvement blessée et admise à l’hôpital de Domoni tandis que l’autre est retrouvée sans vie comme le confirme  la directrice régionale du genre, Sittina Echat Salim. Selon d’autres sources bien informées, l’auteur de ces actes âgé de 30 ans, est arrêté par la gendarmerie. 

 

Les deux filles ont quitté la maison familiale vers la campagne, le 29 ramadan. Tard dans la nuit, les enfants n’étant pas de retour, les familles se sont mobilisées à leur recherche. Lors de cette recherche nocturne, la fillette de 7 ans a été retrouvée très fatiguée après une agression.

 

Pour mémoire, à Dindri dans la région de la cuvette, une autre fille, une adolescente, a été retrouvée pendue durant les derniers jours du ramadan. « A part les deux fillettes de Koni-Ngani, un autre drame a eu lieu en plein ramadan à Dindri. Un tableau noir de viols contre les filles en quelques jours, ça commence à faire peur », s’indigne Mme Sittina.

 

Pour Koni-Ngani, la version des faits indiquent une agression sexuelle avant les blessures et la mort. La Covid-19 avantage les prédateurs sexuels à s’aventurer sans crainte. Avis partagée par notre principal interlocuteur. « Beaucoup des violeurs profitent les mesures barrières pour agresser, violer, voire tuer », regrette la directrice régionale du genre, en larmes. Il faut noter que la direction a dénoncé aussi un cas de viol d’une femme enceinte par son mari. « On ne doit pas profiter du confinement pour violer les femmes, et surtout les femmes enceintes. C’est criminel », conclut-elle.

 

Nabil Jaffar

 


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