La Gazette

des Comores

Une mission de la BAD a visité le site du Karthala: L’énergie géothermique vers fin 2029

Une mission de la BAD a visité le site du Karthala: L’énergie géothermique vers fin 2029 © : HZK-LGDC

Une mission de la Banque Africaine de Développement (BAD) a visité le site du Karthala qui va abriter le parc du projet géothermie. Il s'agissait de s’enquérir de la réalité du terrain, de collecter toutes les informations nécessaires sur les études déjà réalisées et d’avoir une meilleure visibilité sur la faisabilité du projet.


Cela fait des années que le gouvernement comorien à travers le Bureau Géologique des Comores (BGC) étudie le projet de géothermie aux Comores. Un projet qui permettra au pays d’amorcer une véritable transition énergétique et se débarrasser progressivement du poids des centrales thermiques. La semaine dernière, une mission de la BAD a visité le site du Karthala qui doit abriter le parc du projet géothermie. Et l'arrivée de cette mission en dit long.

« Nous avons reçu effectivement une importante mission de la Banque Africaine de Développement qui est un de nos partenaires financiers très actif dans le pays et qui intervient dans plusieurs secteurs. Mais aujourd’hui, cette mission est ici dans le cadre du projet phare porté par le Président Azali dans le secteur de l’énergie qui est le Programme de Développement de la Géothermie. Ce projet consistant à produire et à fournir de l’électricité à partir de la centrale géothermique du volcan Karthala est un projet extrêmement important pour le pays qui requiert une attention particulière aux yeux du Président et qui est hissé aujourd’hui au rang des priorités au niveau du ministère de l’énergies », a montré Hamada Moussa, le ministre de l'énergie.

Selon lui, le projet est actuellement dans la phase de mobilisation des financements dédiés à ce projet et la BAD fait partie des partenaires stratégiques qui se sont déjà prononcés pour nous accompagner dans ce programme ambitieux. D’autres partenaires tels que le PNUD et l’Union Africaine se sont aussi prononcés pour appuyer le projet. « Aujourd’hui nous avons programmé cette visite de terrain sur le site identifié pour abriter le projet, avec des experts de la BAD composé d’économistes, d’environnementalistes, de financiers, des experts en énergie, et cela en étroite collaboration avec les experts et techniciens comoriens du BGC. C’est dans le but de permettre à la BAD de s’enquérir de la réalité du terrain, de collecter toutes les informations nécessaires sur les études déjà réalisées et d’avoir une meilleure visibilité sur la faisabilité du projet », a-t-il indiqué.

Le ministre de l’énergie montre que ce projet est au cœur des actions du gouvernement et un élément fondamental avec un intérêt stratégique pour le pays. « Une fois réalisé, ceci permettra au pays d’amorcer une véritable transition énergétique et se débarrasser progressivement du poids des centrales thermiques », a-t-il souligné avant d'ajouter que « cela nous permettra de suivre la marche du monde et de nous aligner sur les objectifs de développement durable, de retrouver une stabilité énergétique à base d’énergies renouvelables. Mais surtout, il y a le fait que cela va avoir un impact positif sur le coût de la facture d’électricité chez le consommateur » ».

Il faut noter que le projet aura deux phases : une première phase qui va être consacrée à l'exploration. C'est à dire, les forages, pour permettre aux équipes scientifiques et techniques de s'assurer de façon exacte du niveau du potentiel géothermique et des caractéristiques de la vapeur. « Aujourd'hui le président de la République a fixé un cap au niveau du calendrier pour le démarrage de cette première phase vers le mois de juillet de cette année », a-t-il précisé. La seconde phase sera évidemment axée sur la construction de la centrale géothermique avec toutes les infrastructures qui vont avec. « Tenant compte de l'avis des techniciens, une fois toutes les conditions réunies, la réalisation du projet peut se faire dans un intervalle de 4 à 5 ans. Ce qui laisse à penser que les premiers mégawatts pourraient être injectés dans le réseau Sonelec vers fin 2029, début 2030. Je peux vous rassurer, que du côté du ministère de l'énergie, on ne lâche rien », a-t-il conclu.

Nassuf Ben Amad

 


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