Pour contrôler la variation climatique dans le pays et avoir une précision sur des données agronomiques en vue de renforcer l'agriculture dans le pays, une station agro-météorologique a été installée à Ntakoudja dans le village de Mbatsé à Mohéli. Un projet du gouvernement comorien financé par le PNUD à travers le Fonds vert pour le climat.
La coordination nationale et insulaire du programme des Nations-Unies pour le développement PNUD, des techniciens du centre météorologique des Comores mais aussi les ingénieurs de la plateforme ADASSA chargée de la vente et l'entretien des appareils climatiques se trouvait mercredi dernier à Mohéli plus précisément au village de Mbatsé, dans le quartier Ntakoudja pour le démarrage de la station agro-météorologique. Cette dernière est construite par le gouvernement comorien en collaboration avec le PNUD grâce au projet Fonds Vert pour le climat à hauteur de 400 000 dollars, pour contrôler l'évolution du climat à Mohéli et dans le pays. Cette station agro-météorologique est reliée directement au centre météorologique de Moroni pour le partage des donnés sur les variations climatiques dans le pays. « Cette station nous livrera plusieurs informations liées aux paramètres climatiques et agronomiques. Elle nous permettra de suivre de plus près l'évolution des saisons dans le pays », explique Farid Hassane, expert hydro-géologue du Fonds vert pour le climat.
Selon lui, la mise en place de cette station n'est pas un hasard puisque le monde subit une très grande variation climatique. Pour que cette station soit beaucoup plus moderne et fournir des données fiables à la population, plusieurs capteurs sont installés autour. Des appareils tel que le pluviomètre pour connaître la précipitation à un temps donné, une girouette pour la direction ainsi que la vitesse du vent, un parafoudre pour détecter les orages mais également un bac d'évaporation pour plus d’éclaircissements sur le phénomène d'évaporation et la durée d'ensoleillement en un temps déterminé. « Ces capteurs nous permettront de connaître l'état hydrique du sol, c'est à dire de connaître la chaleur dans le sous-sol mais également la quantité d'eau que retient le sol. Dès aujourd'hui, on est capable de déterminer la durée de la sécheresse de cette année. Quelle plante faut-il planter dans un temps T etc. C'est une véritable machine révolutionnaire puisqu'on est capable de prévenir ce qui se passera demain et après demain dans le secteur climatique et agronomique », rassure-t-il.
Avec tous ces paramètres, l'État pourrait constituer un bulletin agro-météorologique afin de tirer la sonnette d'alarme auprès des agriculteurs de la place sur l'évolution saisonnière dans le pays. « Au total 13 stations agro-météorologiques seront installées partout sur le territoire national. Mohéli en bénéficiera deux, l'une déjà construite ici à Mbatsé et l'autre sera également installée à l'Est de l'île pour les mêmes objectifs », ajoute-t-il.
Riwad
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