La Gazette

des Comores

Une trentaine de policiers formés sur le respect des droits de l'homme

Une trentaine de policiers formés sur le respect des droits de l'homme © : HZK-LGDC

Une formation sur le respect des droits de l'homme dans cette période de covid-19 a commencé hier jeudi 15 octobre à Moroni pour s'achever ce samedi 17 octobre. L'objectif est de former les forces de l’ordre sur le maintien de l'ordre et sur la création d'un environnement propice pour faire respecter les mesures barrières.


Les gendarmes et les policiers ont le devoir de maintenir l'ordre et la stabilité dans l'ensemble des îles et dans les lieux publics. Et depuis que la covid-19 est signalée dans le pays en mars dernier, les forces de l'ordre et la population sont en grande difficulté quant à l'application et au respect strict des mesures barrières. Sur ce, le non port des masques reste la seule chose opposant les militaires aux civils. C'est pour éviter de tels troubles qu’une formation est organisée par le ministère de l’intérieur et le Programme des Nations Unies pour le Développement dans le but de former les militaires sur la manière de créer un environnement propice pour la riposte contre le coronavirus.

 

« L'homme a droit à la vie, droit à la santé. Les terreurs, les menaces et la force sont les solutions les moins envisageables dans cette période pour faire respecter à la population les mesures barrières. Il faut qu'elle comprenne de la manière la plus civilisée, que la maladie est toujours active et que le port de masque est le seul moyen de se protéger soi-même et les autres, lance Sittou Raghadat Mohamed, la présidente de la CNDHL (Commission nationale des droits de l’homme et des libertés), une des organisations formatrices. Et c'est aux gendarmes et aux policiers qui doivent appréhender une stratégie au bout de cet atelier, dans la lutte contre la covid-19 au respect des droits de l'homme ».

 

Pour rappel, le gouvernement a pris en mars dernier une ribambelle des mesures inhabituelles dans le but de mettre la population à l'abri du virus. Il s'agit de la suspension des prières collectives, la fermeture des frontières et l'interdiction des rassemblements. « Ce sont des mesures qui ont vraiment impacté l'économie de ce pays. Mais le gouvernement a décidé de les prendre pour la sécurité sanitaire de toute la population », rappelle Fenella Frost, la représente résidente du PNUD aux Comores. Cette dernière a renouvelé devant l'émissaire du ministre de l'Intérieur, la volonté d'accompagner l'Union des Comores dans la riposte de la covid-19 aux normes des droits des l'homme surtout dans le secteur de la santé.

 

Pour les officiers en formation, il s'agit d'une opportunité leur permettant de s'élargir sur les questions de droits tout en acceptant que quelques officiers font parfois des erreurs non par méchanceté mais par manque de connaissances des questions de droits de l'homme. Donc c'est un avantage.

 

Kamal Gamal

 

 


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