Une cérémonie de pose de première pierre a eu lieu mardi au quartier Comotel de Fomboni pour la construction d’une école coranique. L’événement a vu la participation de plusieurs autorités politiques, religieuses et associatives. Il s’agit d'une Madrassat de Mme Chafaou Anziz qui va être construite sous financement de l’association Uzuri wa dini de Moussa Adam.
Pour valoriser l'enseignement des écoles coraniques, l'association Uzuri wa dini de Moussa Adam, a procédé ce mardi à une cérémonie de pose de première pierre pour la construction d'une école coranique. C'est la madrassat de Madame Chafaou Anziz au quartier Comotel à Fomboni Mohéli. Un projet de 20 millions de francs comoriens pour une durée de 3 mois.
La cérémonie a vu la participation de représentants du gouvernorat, des chefs religieux et membres de différentes associations religieuses. « Le choix de construire cette école coranique n’est pas le fruit du hasard car elle doit accueille plusieurs jeunes de la capitale » devait préciser Moussa Adam lors de son intervention. Et même lors du concours de récitation du Coran organisé à Ngazidja l'année dernière par l'association Uzuri wa dini, le gagnant du concours est un enfant de Mohéli dont l'école n’est autre que celle de madame Chafaou Anziz. « Suite à ce succès éclatant, on ne pouvait que venir honorer cette dame en lui construisant un madrassat digne de ce nom, avec toutes les conditions requises pour le bon apprentissage des enfants » explique Moussa Adam
Uzuri wa dini est une association religieuse créée en 2019. Elle a comme principal objectif d'enseigner, aider et valoriser le patrimoine religieux des Comores tout en rehaussant la qualité de l'éducation dans le pays. En l’intervalle de deux ans, cette association a construit 9 madrassats. « Nous avons construit 4 madrassas à Ngazidja, 3 autres à Anjouan et 2 prévus à Mohéli dont celui de madame Chafaou Anziz » a-t-il rappelé.
Chaque enseignant de ces écoles coraniques reçoit également, selon Moussa Adam, un salaire équivalent à un SMIG de fonctionnaire comorien. « C’est un salaire en guise d’encouragement » dit-il. Une manière, pour ces religieux, de rehausser le niveau des élèves sur la religion musulmane et garantir une meilleure éducation de base.
Pour valoriser la qualité de l'enseignement coranique, Foundi Moussa Adam lance un appel aux autorités comoriennes à penser à l'éducation civique et religieuse du pays. Car selon lui « à l'école on nous apprend la mathématique, la science, la philosophie, l’histoire, la civilisation et autres domaines. Toutefois c'est à l'école coranique qu'on nous apprend à ne pas voler, à respecter les autres afin de se faire respecter ».
Riwad
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