Du 6 au 9 aout, les responsables de la protection de l’enfant échangent au cours d’un atelier, sur la manière de prendre en charge psychologiquement les enfants victimes d’agressions sexuelles, lesquelles peuvent provoquer la honte, la peur et le manque de l’estime de soi chez la victime.
Rien qu’au premier trimestre 2020, 87 cas de violences sexuelles sont enregistrés dont 95% sont des fillettes âgées de 0 à 5 ans, selon le bulletin trimestriel établi par la délégation des droits de l’homme avec l’appui de l’Unicef. Vue la cruauté de ces actes, il serait donc moins intelligent de vouloir punir les auteurs sans réfléchir sur la psychique des victimes. C’est ainsi que des officiers de police, des juges, des psychiatres et des défenseurs des droits de l’enfant sont réunis pendant trois jours dans le but de créer un comité de prise en charge psychosociale des victimes de violences sexuelles.
Pour apaiser la conscience des fillettes victimes des viols, l’Unicef consent à se mobiliser financièrement pour la prise en charge juridique et médicale. « Nous apporterons notre assistance financière pour engager des avocats pour aller au bout des dossiers des violences sexuelles et pour assurer la santé des victimes », rassure l’émissaire du représentant de l’Unicef Marcel Ouattara. Quant à Mariama Ahamada, commissaire au genre, elle assure qu’à l’issue de leur rencontre, tous les enfants victimes des violences sexuelles peuvent bénéficier d’une assistance psychosociale nécessaire.
En occurrence, le pays ne dispose pas des spécialistes en psychologie mais l’Unicef a déjà financé une formation prévue dans les prochains jours. « Le SUFOP déjà en partenariat avec l’Institut Supérieur pour le Travail Social (ISTS) malgache procédera à une formation continue qui durera 3 semaines en vue de renforcer les connaissances des responsables locaux de la protection de l’enfant », poursuit l’émissaire du représentant de l’Unicef, avant d’ajouter qu’un master en assistance sociale sera introduit à l’université des Comores dès l’année prochaine « afin de garantir la prise en charge psychosociale des personnes nécessiteuses ».
Il a rassuré que les 70 millions de francs gagnés sur l’opération Riyal, attendent d’être additionnés à 3 millions de dollars promis par la Corée du Sud pour la mise en œuvre du projet de prévention de toutes les formes de violences basées sur le genre et leurs conséquences dans le pays.
Kamal Gamal
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