La Gazette

des Comores

Vignette 2022: Son paiement à Mohéli est conditionné à la réfection de l’axe Wanani- Nioumachoi

Vignette 2022: Son paiement à Mohéli est conditionné à la réfection de l’axe Wanani- Nioumachoi © : HZK-LGDC

Les chauffeurs de taxis à Mohéli rejoignent leurs collègues des autres îles pour réclamer la réhabilitation de certaines routes avant le paiement de la vignette 2022. La route Wanani vers Nioumachoi et celles de toute la région de Djando sont citées par les chauffeurs de l’île qui étaient prêts à suivre le mouvement de grève annoncé par Usukani wa Masiwa sur l’ensemble du territoire. Ces chauffeurs de taxis étaient réunis mercredi dernier dans les locaux du CRM (Centre des ressources de Mohéli) pour parler de la vignette mais aussi de l’assurance automobile.


Les chauffeurs de taxi à Mohéli sont solidaires avec leurs collègues des autres îles. « Pas de paiement de vignette ni de patente sans la réfection des routes » disent-ils. Il s'agit notamment de la route Wanani - Nioumachoi et de toute la région de Djando pour Mohéli, Itsoundzou, Oichili jusqu’à Hamahamet pour Ngazidja et certaines routes de Mutsamudu Anjouan.

Cette solidarité a donné ses fruits car leur voix semble être entendue par les autorités et la grève a été évitée de justesse à quelques jours seulement du mois sacré de ramadan. C’était une occasion pour ces chauffeurs se sensibiliser contre ce qu’ils appellent des fausses assurances utilisées par certains taximans.

« Il faut savoir qu'il n'y a pas des chauffeurs qui ont falsifié des assurances. Mais certains assureurs ne veulent pas jouer leur rôle en cas de nécessité » dit Anthoy Bacar ex-président du syndicat des chauffeurs de taxis à Mohéli. Selon ce chauffeur, il y a des taxis victimes d'accidents mais dont les assureurs ne veulent pas prendre en charge les réparations alors que la faute est au chauffeur détenteur d’assurance. « Pour nous ce sont de fausses assurances » s’explique-t-il avant de poursuivre « il est important de se sensibiliser sur ce genre de situations afin que d'autres taxis ne subissent pas la même injustice. Mais nous n'allons pas lâcher cette affaire, nous allons les saisir pour qu'ils payent les frais de réparation de nos taxi ».

Autre point abordé lors de cette réunion, la répartition des lignes entre les taxis brousses et les taxis villes. Pour éviter qu'un chauffeur de taxi se trouve à la fois sur toutes les lignes qui desservent l’île, un partage a été réalisé et désormais chaque chauffeur doit rester sur sa zone d’activité sous peine de sanctions. La décision est jugée salutaire par l'ensemble du syndicat puisque, selon eux, c'est aussi un moyen de se protéger contre tout acte d'agression routière. « Ce système nous aidera à identifier un coupable en cas d’infraction routière. Car les chauffeurs se reconnaîtront eux-mêmes » disent-ils.

Riwad

 


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