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Violences présumées à Fomboni: Cinq policiers devant la justice

Violences présumées à Fomboni: Cinq policiers devant la justice © : HZK-LGDC

Cinq policiers comparaissent devant la justice à Fomboni dans une affaire de violences présumées sur un jeune homme de 23 ans. Faïze affirme avoir été violemment frappé après son interpellation, à la suite d’un différend lié à un stationnement. Un certificat médical fait état d’un traumatisme crânien et d’une importante atteinte à l’œil droit. Lors de la première audience, mercredi, l’un des agents aurait reconnu avoir giflé le jeune homme, tandis que les autres contestent les accusations. Le verdict est attendu ce mercredi 9 septembre.


Le palais de justice de Fomboni a accueilli mercredi la première audience d’une affaire mettant en cause cinq fonctionnaires de la Police nationale. Au centre du dossier : les accusations portées par Faïze, 23 ans, qui affirme avoir subi des violences après son interpellation. Selon les éléments présentés à l’audience, le jeune homme met principalement en cause quatre policiers pour les coups qu’il affirme avoir reçus. Le cinquième agent n’aurait pas été présent au moment précis des faits dénoncés. L’un des policiers aurait reconnu avoir giflé Faïze, tandis que les autres contestent avoir exercé des violences physiques. Un certificat médical fait état d’un traumatisme crânien et d’une importante atteinte à l’œil droit. Ces constatations devront être confrontées aux différentes versions des protagonistes.

L’affaire aurait commencé par un simple contrôle routier. Faïze se trouvait à Fomboni avec sa mère pour effectuer des achats. Alors qu’il l’aidait à transporter les sacs jusqu’à son véhicule, un policier chargé de la circulation lui aurait reproché son stationnement et demandé de déplacer la voiture. Le jeune homme, selon lui, reconnaît avoir mal stationné, mais explique qu’il s’agissait d’une situation temporaire et qu’il comptait déplacer son véhicule après avoir aidé sa mère. Selon son récit, l’échange aurait rapidement dégénéré avant son interpellation et son transfert au commissariat. Faïze affirme également qu’un véhicule de la Gendarmerie nationale était lui aussi mal stationné à proximité, sans avoir fait l’objet, selon lui, de la même intervention.

L’avocat de Faïze estime qu’une éventuelle infraction au stationnement devait être sanctionnée conformément à la loi et ne pouvait justifier des violences. « Nul n’est au-dessous de la loi. Bien que mon client ait commis une infraction, cela se règle par une amende », soutient-il. La défense réclame 1,5 million de francs comoriens pour contribuer notamment aux soins de Faïze. Elle estime également que les forces de l’ordre disposent de techniques spécifiques pour maîtriser une personne sans recourir à une violence disproportionnée. La justice devra désormais confronter les déclarations du jeune homme, celles des cinq policiers, le certificat médical et les autres éléments du dossier. Les fonctionnaires restent présumés innocents jusqu’à une éventuelle condamnation définitive. Le verdict est attendu ce mercredi 9 septembre.

Riwad

 


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