Depuis un moment, une partie de Vuvuni Bambao, appelée Mandza, est devenue l’objet de toutes les convoitises. Un groupe de jeunes issus de la localité et d’ailleurs ont réussi à vendre des parcelles. Les autorités traditionnelles n’ont pas tardé à réagir face à ce qu’elles qualifient d’ « opprobre » et prononcé des sanctions contre les auteurs de cette affaire qui emporte dans son cours aussi bien le chef du village que le maire de Bambao-ya-Hari dont fait partie ladite localité.
On a déjà vu le président de la République Ikililou se faire bannir par la notabilité, cette autorité traditionnelle qui s’érige au dessus même des lois. Aujourd’hui, c’est le maire de Bambao-ya-Hari, commune dont fait partie le village de Vuvuni, de subir le même sort. Il est en effet banni par son village pour une affaire de vente de 200 m2 de terrain opérée en dehors de tout cadre légal, provoquant le courroux des dignitaires locaux.
Ces derniers ont voulu donner de l’écho à leur décision puisque samedi passé ils ont convié la presse à cet effet. « Se faire de l’argent en usurpant des terrains est un jeu qui existe dans le Bambao depuis fort longtemps », reconnaît d’emblée le Youssouf Ismaël, avant de défendre que la localité de Vuvuni ne mange pas de pain là car c’est de l’usure. Selon ce conférencier, le quartier de Mandza qui est bel et bien situé à Vuvuni regorge des parcelles qui ne sont pas forcément détenus par des originaires de Vuvuni. Peu importe, il condamne avec la plus grande fermeté que des jeunes vendent ces terrains sans le consentement de leurs propriétaires.
En conséquence, les conférenciers n’ont pas hésité à prononcer des sentences contre les personnes impliqués dans ces actes. Le chef du village de Vuvuni ainsi que le maire de Bambao-ya-Hari sont bannis. Ils n’ont, désormais, pas le droit de prendre part à des festivités coutumières de Vuvuni selon en tout cas la tradition.
Selon le notable Athoumane Ahamada qui tient à préserver l’image de la localité, la justice est en train d’étudier cette affaire afin de trancher équitablement dans les meilleurs délais « car tous les terrains circonscrits dans ce quartier ont désormais des propriétaires différents ». « C’est parce que nous avons investi tant des millions pour goudronner cette partie que nous ne sommes pas prêts de voir le sang se répandre » à cause de ces affaires, conclut-il.
Kamal Gamal
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