La Gazette

des Comores

Youssouf Boina intègre le barreau de Moroni

Youssouf Boina intègre le barreau de Moroni © : HZK-LGDC

Le barreau de Moroni a accueilli avec allégresse hier, mercredi 20 février, un nouvel avocat, en la personne de Youssouf Boina. Devant la cour d’appel, Youssouf Boina a fait le serment de respecter l’ordre des avocats et la justice au cours de ses plaidoiries.


Youssouf Boina vient d’intégrer officiellement le barreau de Moroni hier mercredi, au cours d’une brève cérémonie au palais de justice de Moroni. La prestation de serment s’est faite en présence des hommes en toge qui lui ont souhaité la bienvenue dans le métier. Me Azad qui représentait le bâtonnier empêché, montre que l’ordre des avocats vient d’accueillir un homme compétent. « Nous sommes très contents de l’accueillir dans notre monde. Ses qualités sont très essentielles dans notre travail et je suis certain que son intégration aujourd’hui est une très bonne nouvelle pour chacun de nous », déclare Me Azad, qui représentait le bâtonnier empêché.

Youssouf Boina est un enseignant de droit public à l’Université des Comores. Il a entrepris des études de droit public, économie, et droit public international en France. Il a également fait les relations internationales et un doctorat en matière de droit après avoir obtenu un DEA, DESS. « Quand je suis arrivée aux Comores, c’était il y’a très longtemps, Mohamed Youssouf était juge en ce temps là, actuellement président de la cour d’appel, m’avait encouragé de venir les joindre. Mais j’étais passionné par la politique. J’ai voulu être un homme politique car j’ai cru que c’était la seule façon de développer le pays », affirme-t-il, avant d’ajouter que « j’ai compris récemment que sans une justice équitable, le pays n’ira nulle part. Donc, j’ai pris l’initiative de venir travailler avec mes frères pour une justice indépendante et compétente ».

Dans ses nouvelles fonctions, Youssouf Boina va rester derrière les anciens pour maitriser les rouages du métier et pouvoir traiter les affaires dans les meilleures conditions. « Ce métier s’apprend tous les jours. Donc, dès fois je dois oublier les lois pour la logique. J’ajouterai que l’expertise de ce métier dépend des affaires que tu as résolues », a-t-il poursuivi. Ainsi il a regretté en quelque sorte le retard qu’il a accusé avant de s’intégrer dans la profession d’avocat, mais souhaite remplir désormais sa mission avec honnêteté.

Kamal Gamal

 


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