Le ministère de l’agriculture a organisé le 20 octobre dernier une réunion d’échange entre les institutions d’accompagnement technique et financier, telles que la Maison de l’Emploi, l’ANPI, le projet AMIE, la Meck Moroni, les jeunes entrepreneurs et porteurs de projets. L’objectif était de discuter ensemble sur les moyens d’accompagner les petites et moyennes entreprises et sur la création de projets en faveur du développement du pays à travers trois secteurs dont la pêche, l’agriculture et le tourisme.
Création d’emplois ! Ces mots reviennent tel un leitmotiv depuis le début de mandat du président Azali Assoumani. Et aujourd’hui, ils sont nombreux à exprimer leur scepticisme à l’idée que l’Etat puisse créer 5600 emplois d’ici 2024. Dans une conférence débat qui réunissait différentes couches ainsi que institutions d’accompagnement technique et financier comme la Maison de l’Emploi, l’ANPI, le projet AMIE, la Meck Moroni, le secrétaire général du ministère de l’emploi a montré que ce ne sont pas des emplois que le gouvernement va octroyer à tous les comoriens en 4 ans mais des stratégies (projets) que le gouvernement a déjà mis en place pour faciliter les femmes et les jeunes à créer des entreprises privées. « Peut-être qu’à travers ces échanges, la population comprendra qu’il ne s’agit pas de chimère », dit-il.
Sur ce plan, Arfachad Bacar, agent de la Maison de l’Emploi (MDE) chargé de l’insertion des jeunes dans le monde du travail a montré à son tour aux participants que la MDE a le devoir d’accueillir les jeunes, de les orienter sur la manière de bâtir un projet. On les accompagne dès le démarrage jusqu’à la réalisation de leurs desseins. Ce technicien, facilitateur d’emploi a également encouragé les jeunes à se rapprocher de la MDE pour appréhender les paramètres nécessaires en ce qui concerne la création des projets.
Pour appuyer la possibilité de 5600 emplois d’ici 2024, Ahmed Athoumani de l’ANPI dont la profession est de faciliter la création d’entreprises annonce que l’ANPI a lancé depuis un moment un projet dont l’objectif est de faciliter la femme comorienne à créer son entreprise. « Ce projet est dédié aux femmes des trois îles dont 50% à Ngazidja. Et depuis 4 mois, on a seulement enregistré 9% sur l’ensemble du territoire. Tout cela pour vous montrer que les perspectives sont là », regrette-t-il. Sur ce point, Zaharani Moindjié du projet AMIE a assuré aux participants que le projet AMIE finance les projets des jeunes de 18 à 45 ans et les femmes et qu’ils sont prêts à les accueillir. « Notre mission est d’accompagner les petites entreprises. Notre financement va de 25 000 FC jusqu’à 5 millions FC. Jusqu’alors, on a pu accompagner 15100 projets », avance-t-il avant d’informer qu’il lutte également contre la famine. La Meck Moroni s’est dite également prête à accompagner les projets financièrement après avoir déjà favorisé la création de 471 entreprises à travers le projet YES.COME
Il a été retenu au cours de cette conférence que la création d’emplois ne dépend pas du gouvernement mais de toute la population et que le devoir du gouvernement réside sur la mise en œuvre des projets telles que Facilité emploi, projets de développements des chaines de valeurs et de compétitivité et le développement des micros, petites et moyennes entreprises et de travailler de concert avec les institutions bancaires et techniques.
Kamal Gamal
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