Dans un face à face avec la presse mardi dernier, le président de Mouvement des entreprises comoriennes (Modec) Mourad Bazi a salué l’initiative du chef de l’Etat qui a signé le 30 juin dernier le décret portant nouveau statut de l’ONICOR, libéralisant l’importation et la commercialisation du riz ordinaire. Mais, selon lui il faut structurer et réguler l’importation mais surtout se concerter avec les commerçants avant de délivrer une licence à tout importateur privé.
Quelques semaines après le décret du président de la République portant libéralisation du riz ordinaire, le président du Mouvement des entreprises comoriennes (Modec) Mourad Bazi s’est exprimé sur le sujet. « Le fait de retirer le monopole du riz ordinaire à l’Onicor est un geste salutaire. Je pense que le président a entendu nos doléances car cela permettra d’éviter la pénurie fréquente de riz ordinaire. Mais il faut structurer et réguler l’importation, et surtout se concerter avec les commerçants avant de délivrer la licence », avance-t-il. Et d’enchaîner : « Nous tenons à réguler ces produits pour que l’importation cesse d’être sauvage sur les produits de première nécessité, que ce soit les produits carnés, le sucre, le riz ou l’huile. Car partout dans le monde, on ne laisse pas l’importation aux mains de tout le monde. On doit professionnaliser et réguler le secteur pour éviter les pénuries et l’inflation ».
Ensuite, il a évoqué le problème du registre de commerce. Il a annoncé que cela fait deux mois qu’on n’arrive plus à faire son registre de commerce. « C’est déplorable, notre pays fait partie des membres de l’OHADA, il y a eu un projet qui a été financé par la Banque mondiale et l’Etat comorien sur la reprise des anciens registres de commerce et les nouvelles créations des sociétés qu’on doit enregistrer. Et ça fait des mois qu’on n’arrive pas à enregistrer parce qu’il n’y a pas de connexion au tribunal. On appelle les autorités à vite rétablir la situation, car ce sont des pertes », dit-il, avant de poursuivre : « On a eu à discuter avec le président du tribunal, il nous a fait savoir qu’il ne comprend pas pourquoi on a suspendu la connexion au tribunal ».
M. Bazi est revenu sur la taxe à la consommation (TC) qu’on vient d’imposer sur les produits de première nécessité. Selon lui, c’est un danger car elle aura un effet négatif surement sur les marchés. « On a vu récemment la hausse des tarifs dans les services des ports, et puis maintenant la TC. Nous appelons les autorités à organiser une rencontre avec les concernés afin d’apaiser un peu la situation », conclut-il.
Nassuf Ben Amad
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