La Gazette

des Comores

« La paix, la sécurité, la démocratie et le développement sont menacés »

« La paix, la sécurité, la démocratie et le développement sont menacés » © : HZK-LGDC

La journée de l’Afrique a été célébrée jeudi 25 mai dernier à Addis-Abeba. Le président en exercice de l’Union Africaine a montré que les défis à relever sont nombreux, pour assurer la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans le continent.


« Notre Afrique, notre futur », tel est le thème choisi pour célébrer la journée de l’Afrique. Le président en exercice de l’UA Azali Assoumani a montré que les pays africains sont confrontés à différents défis majeurs. Il a cité entre autres les changements anticonstitutionnels, les conflits inter et intra africains mais aussi le terrorisme. « La paix, la sécurité, la démocratie et le développement de notre continent sont menacés, dans plusieurs de nos contrées. A cet égard, nous devons convaincre nos frères du Soudan de privilégier le dialogue, pour que cesse la guerre fratricide qui sévit dans ce pays, depuis quelques semaines maintenant, et qui ne fera que fragiliser davantage ce grand pays frère, voire même notre continent », lance-t-il.

Dans son intervention, le président Azali a parlé des effets des conséquences tragiques des changements climatiques, de la COVID-19 mais aussi des conséquences de la guerre russo-ukrainienne, qui a provoqué une forte inflation avec comme conséquences, des niveaux extrêmes d’insécurité alimentaire. « Ainsi, nous devons réfléchir ensemble, sur les actes à poser, pour éradiquer la pauvreté, qui touche une très grande partie de nos populations et qui constitue le principal terreau du terrorisme et de l’insécurité en Afrique », dit-il.

Selon lui,entre 1963 et 2002, l’Organisation de l’Unité Africaine a réussi à atteindre deux objectifs majeurs, dans un contexte historique particulier, à savoir, le parachèvement de la décolonisation de l’Afrique et la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud. « Ces deux combats exigeaient beaucoup d’engagement, d’énergie, de volontarisme et de don de soi, pourtant ils ont pu être menés avec succès, grâce à l’unité et à la solidarité africaine », avance-t-il. Et d’ajouter : « Il est vrai qu’en dépit de ces résultats positifs et appréciables, force est de constater que certaines injustices subsistent toujours et que certains de nos Etats, se battent encore pour l’intégrité territoriale de leur pays. C’est d’ailleurs le cas de mon pays, l’Union des Comores, qui a un contentieux avec la France au sujet de l’ile comorienne de Mayotte, mais aussi de certains de ses voisins notamment, qui tous, rêvent de pouvoir un jour, parvenir à rétablir leur pleine souveraineté ».

La ZLECAF (zone de libre-échange continentale africaine) est devenu thème de l’année 2023 de l’UA afin de voir sa mise en œuvre accélérée, en vue d’une meilleure intégration économique de nos Etats. « Nous allons, ensemble, réussir à créer les conditions d’une libre circulation des biens et des personnes dans l’espace continental, à travers la mise en place de la Zlecaf. Ratifions l’Accord, pour ceux qui hésitent encore, afin de faire de cette ambition, une réalité, et donner une chance à notre Continent, de connaître une croissance économique durable et de nourrir l’espoir de devenir l’un des plus grands marchés du monde, dans les années à venir », appelle le président comorien. Et de conclure : « Grâce à ce grand marché africain, nous favoriserons l’industrialisation de nos pays, accroitrons les échanges, développerons l’esprit d’entreprenariat chez nos jeunes et créerons, surtout, des emplois, par le biais des grands investissements continentaux, et globaux ».

Nassuf Ben Amad

 

 


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