La Gazette

des Comores

« Les Comores sont devenues économiquement exsangues »

« Les Comores sont devenues économiquement exsangues » © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse tenue samedi dernier, Mahamoudou Ali Mohamed a montré que les Comores sont devenues économiquement et financièrement exsangues, socialement réprimées et institutionnellement paralysées.


Quelques jours après la sortie du communiqué final de la première réunion pour le suivi de la conférence des partenaires au développement (CPAD), le patron de la société CBE et ancien président de l’Organisation patronale (OPACO) Mahamoudou Ali Mohamed n’a pas tardé à réagir et a parlé de mauvaise gouvernance, de crise politique et socio-économique qui frappent le pays. Selon lui, ce régime ne nous vend que des chimères. « Nous avons eu le plan d’investissement quinquennal (PIQ) en 2017. Le SGG nous avait certifié que le PIQ qui s’inspirait du DSCRP n’était qu’un guide pour les ministères et un outil pour la recherche de potentiels financements. Il aurait permis de rétablir l’eau, l’électricité, la construction des routes, des écoles et des établissements sanitaires. Aucune de ces choses n’a été faite », déplore-t-il.

Et d’ajouter : « Le Plan Comores Emergents est encore et toujours dans l’air. Maintenant nous sommes d’après ce communiqué final du 03 décembre 2022, à une nouvelle vision : plan de relance post-covid 19. Pour durer, ce régime doit continuer à promettre la lune aux comoriens. Mais, en réalité ce pouvoir a détruit tous les fondamentaux nécessaires pour déployer une vision de développement s’il en avait une ».

Selon lui, les procédures et formalités d’établissement du budget de la nation impliquent toutes les couches de la société civile, du monde économique et des représentants de la nation. « Chez nous les mécanismes d’exécution du budget sont ignorés, les mesures d’assainissement des finances publiques ne sont pas suivies. Le pouvoir agit en marge du droit en matière de gestion des fonds publics (Comores-Hydrocarbures, Onicor, Sonelec, Comores- Telecom..). La justice doit sécuriser, protéger ceux qui les respectent, assainir le climat des affaires et favoriser l’activité économique. Au contraire, nous subissons les conséquences avec une décadence économique entrainant la déchéance de l’Etat », regrette l’ancien président de l’Opaco.

C’est ainsi, que son parti l’ANC (Alliance nationale pour les Comores) appelle à une alliance des libéraux comoriens et se dit ravi d’annoncer une alternative libérale, pour susciter une mobilisation nouvelle des Comoriens dans le pays et auprès de la diaspora. L’accent transcendant est mis sur la priorité à redonner de la sérénité au peuple comorien et sur une politique inclusive qui renforce la volonté à bâtir autour des engagements issus des accords de Fomboni de 2001, acceptés par tous mais reniés et bafoués par le régime actuel, conclut-il.

Nassuf Ben Amad

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.