La Gazette

des Comores

« Permettre aux enfants de recréer un monde meilleur après Covid-19 »

« Permettre aux enfants de recréer un monde meilleur après Covid-19 » © : HZK-LGDC

Lors d'une conférence de presse tenue hier mardi 17 novembre, la commissaire au genre a parlé de plusieurs activités qui vont être organisées à l'occasion de la journée mondiale de l’enfant le 20 novembre, afin de permettre aux enfants victimes de la covid-19 et de viols de s’en remettre pleinement.


Le 20 novembre prochain fera 31 ans depuis que les dirigeants du monde ont procédé à la signature de la convention relative aux droits de l'enfant. Chaque année, toutes les nations signataires de ladite convention célèbrent cet événement qui est une opportunité pour les enfants de la planète de connaître leurs droits. Aux Comores, la journée sera célébrée tout en tenant compte du fléau qui touche de plein fouet les enfants comoriens ces derniers temps, qui n'est autre que celui des viols.

 

Devant la presse hier mardi, la commissaire au genre a parlé en long et en large des activités qui vont être organisées le jour J, soit le 20 novembre et qui auront pour but de sensibiliser sur les droits de l'enfant. Elle indique que les ONG telles que Hifadhui, Mwana tsi wa Mdzima à Anjouan et Salama à Mohéli vont organiser des activités dans les Îles. Le même jour au foyer des femmes de Moroni, une poignée d'enfants vont présenter au président de la République une lettre de doléances. Le Collectif POM Mwezi réserve à cette occasion un spectacle exceptionnel.

 

A part cela, l'association Petits-Anges organisera de son côté, une conférence de presse l'après-midi, dans le but de permettre aux parents des enfants violés de s'exprimer. La commissaire chargée de la protection du genre a également évoqué des campagnes de sensibilisation contre les viols sur mineurs qui vont se dérouler le même jour.

 

« Protéger les enfants n'est pas une bonne volonté mais une obligation, un droit pour lui. C'est tout un avenir d'une nation », déclare de sa part Marcel Ouattara, représentant de l'UNICEF aux Comores, qui se réjouit de la rentrée scolaire annoncée pour le 30 novembre prochain. « L'inactivité des écoles a provoqué une explosion des violences sexuelles dans le pays ». Afin de mettre un terme aux actes d'agressions sexuelles faites aux enfants, le gouvernement en partenariat avec l'UNICEF appellent la population de participer considérablement aux activités prévues le vendredi prochain. 

 

Kamal Gamal

 

 


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